Océanie

  • Sydney: prise d'otage islamiste en plein centre ville

    • Publié le 15/12/2014 |
    Une vingtaine de personnes ont été prises en otage, ce lundi matin,  dans un café du centre de Sydney par un ou deux hommes armés. Les otages ont été forcés de brandir une bannière portant des inscriptions islamistes en arabe. Un impressionnant dispositif policier boucle le quartier.
    © AFP

     

     

     

    Plusieurs personnes sont retenues en otages depuis ce lundi midi dans un café de Sydney. Ces clients ou salariés Lindt Chocolat Café ont été vus avec les mains en l'air à travers la fenêtre, derrière un drapeau portant des mentions islamistes en arabe, qu'ils étaient a priori forcés de brandir.
    Des coups de feu ou explosions ont également été entendus aux abords de ce café, . Les médias australiens parlent d'au moins deux preneurs d'otages et dix à vingt personnes retenues. La police australienne évoque, de son côté, un seul preneur d'otage et un nombre indéterminé d'otages.
    Photo du preneur d'otage © 7 news
    © 7 news Photo du preneur d'otage
    La police a bouclé la zone de Martin Place, située dans un quartier très fréquenté de Sydney et les bâtiments des alentours ont été évacués. Les forces de l'ordre ont également  recommandé aux passants et journalistes de se tenir éloignés des fenêtres. 
    Peu avant l'annonce de la prise d'otages, la police avait annoncé l'arrestation d'un homme à Sydney dans le cadre d'une enquête sur la préparation d'attentats en Australie.
    Le suspect, âgé de 25 ans, a été interpellé dans le cadre «d'investigations en cours sur la préparation d'un attentat sur le territoire australien et l'aide au voyage de citoyens australiens vers la Syrie pour participer à des activités armées», selon un communiqué de la police.
    En septembre, l'Australie, engagée aux côtés des Américains dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI), avait relevé son niveau d'alerte face à la menace terroriste représentée par les combattants australiens djihadistes de retour d'Irak et de Syrie. Un djihadiste australien, présent en Syrie, avait également appelé les islamistes présents en Australie à égorger, au hasard, n'importe quel passant "infidèle" (non musulman) dans la rue.

    MAJ 16HOO: 3 otages ont réussi à s'enfuir, en courant, du "Lindt chocolat cafe" et se sont réfugiés auprès des policiers qui encerclent l'établissement.

    http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/2014/12/15/sydney-prise-d-otage-islamiste-en-plein-centre-ville-215456.html
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  • Tahiti : Les auteurs de la profanation de la Mosquée arrêtés !

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    La Redaction I&I 02/07/2014. Publié dans A la Une, Articles Récents, Brèves, France, Islam en France, Islamophobie 1 commentaire

    Tahiti : Les auteurs de la profanation de la Mosquée convoqués par la Justice !

    Nous vous faisions état lundi de la profanation de la Mosquée de Tahiti par des islamophobes. Cette acte avait causé un grand émoi dans la communauté musulmane de métropole. Vous êtes nombreux à avoir réagi à cette intolérance et à cet appel à la haine manifeste. L’ex-star de la NBA Tariq Abdoulwahad avait tenu à dénoncer personnellement cet acte ignoble.

    Votre mobilisation a été entendue puisque les auteurs présumés de cet acte se sont vus interpelés par la police et placés en garde à vue. Ils seront bientôt convoqués devant les tribunaux.

    Nous espérons que la lumière sera faite sur cet acte islamophobe et que la Justice saura se montrer ferme face à ces actes qui ont eu tendance à se banaliser en France.

    Encore une fois notre mobilisation aura payé !

    Pour aider ou suivre l’évolution du projet de la Mosquée à Tahiti :

    http://centreislamiquetahiti.com/

    https://www.facebook.com/centreislamiquetahiti?fref=ts

    http://www.islametinfo.fr/2014/07/02/tahiti-les-auteurs-de-la-profanation-de-la-mosquee-arretes/

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  • Appel aux dons pour la Mosquée de Papeete

     

    Logo

    11 Rue Paul Gauguin 98713
     

    Un besoin ! Un projet !

    Smart Wired House Blueprint

    Le Centre Islamique de Tahiti œuvre activement afin de permettre aux musulmans de vivre leur complètement leur foi. Nous avons déjà distribué des centaines d ‘exemplaires du Noble Coran, et autres documentations religieuses.

    Notre soucis est de donner à nos frères et sœur polynésiens, la plus grande stabilité dans la pratique de leur culte. Le Centre Islamique de Tahiti œuvre ainsi à la construction de la première mosquée en tant qu’édifice, mais également fournir la population en documentation, suivre les nouveaux convertis dans leur apprentissage, fournir aux musulmans polynésiens la premier cimetière musulman, inexistant jusqu à  aujourd’hui.

    La communauté musulmane à l’autre bout du monde vous interpelle, répondes donc à leur appel !

    image (13)image (12)

    Ouverture du site Internet de la Mosquée:

    www.CentreIslamiqueTahiti.com

    https://fr-fr.facebook.com/centreislamiquetahiti

     

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  • UK urged to admit that CIA used island as secret 'black site' prison

    Human rights group representing Gaddafi opponent rendered to Libya via Diego Garcia says Britain must 'come clean' over role

    The US navy base at Diego Garcia, the British Indian Ocean Territory. Photograph: PA

    The government is under mounting pressure to "come clean" about the role of an overseas UK territory leased to the US and allegedly used as a secret "black site" detention centre.

    An opponent of Colonel Gaddafi who was rendered in a joint MI6-CIA operation, and a leading human rights group representing him, have demanded that the foreign secretary, William Hague, clarify the UK's position on Diego Garcia, an atoll in the Indian Ocean leased to the US until 2016. The Senate's intelligence security committee is preparing to declassify a file that reportedly confirms that the CIA detained "high-value suspects on Diego Garcia" and that "the black site arrangement on the atoll was made with the 'full cooperation' of the British government".

    The revelations are hugely troubling for the government and threaten to raise awkward questions about the UK's relationship with the US, its closest security ally. They strengthen claims made by Abdel-Hakim Belhaj, a rebel military commander and opponent of Gaddafi, who was arrested in Malaysia and rendered with his pregnant wife to Libya, allegedly via Diego Garcia, in a joint US-UK intelligence operation.

    Papers discovered in Tripoli in 2011 show that the British security services were instrumental in helping Libya to seize Belhaj, who says he was tortured during his rendition and during his subsequent four-and-a-half-year incarceration by the Gaddafi regime. A flight plan confirmed the CIA had intended to render him via Diego Garcia.

    Belhaj, who unsuccessfully tried to bring a case against former foreign secretary Jack Straw, former senior MI6 official Sir Mark Allen, the security services and the Foreign Office, told the Observer that the Senate report raised new questions about the role played by the British overseas territory in facilitating the CIA's extraordinary rendition programme.

    "The first time I heard that I had gone through a place called Diego Garcia was when I was told by the head of the Libyan intelligence, Moussa Koussa, during my first interrogation session in a prison outside Tripoli," Belhaj said.

    "He was running the interrogation and was angry that it had taken a long time for me to arrive in Libya. I told him that the plane had stopped somewhere on the way from Bangkok. He told me that he knew, and that the plane had landed on an island in the Indian Ocean called Diego Garcia.

    "Perhaps he was showing off, or perhaps he had been given wrong information, I don't know. I just know that the flight stopped somewhere. I was chained up in a very painful position and had no means to know where I was, or even whether my pregnant wife – who had been kidnapped at the same time – was with me."

    Although the British government admitted in 2008 that two rendition flights carrying detainees had stopped for refuelling on Diego Garcia in 2002, it has consistently denied that detainees were held on it.

    "Each year the US government reaffirms to us during our official political-military discussions that all previous assurances since 2008 on this subject remain correct," Mark Simmonds, the minister for overseas territories, wrote in a letter last month to Richard Ottaway, the chairman of parliament's foreign affairs select committee. "Namely that, apart from two instances in Diego Garcia during 2002, there have been no other instances in which US intelligence flights landed in the United Kingdom, UK overseas territories or crown dependencies, with a detainee on board since 11 September 2001."

    Polly Rossdale, deputy director at human rights group Reprieve, which has acted for Belhaj, said: "The government must come clean about the UK's role in this dirty affair."

    A spokesman for the Foreign Office declined to add any comment to what ministers had already told parliament.

    http://www.theguardian.com/world/2014/apr/13/cia-black-site-diego-garcia-uk-role

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  • L'unique mosquée de Polynésie interdite d’ouverture

     Rédigé par La Rédaction | Jeudi 17 Octobre 2013

    A peine inaugurée, la mosquée de Papeete, la première de Polynésie française, est déjà interdite d’ouverture. La municipalité de Papeete a émis, mercredi 16 octobre, une interdiction de recevoir le public dans le lieu de culte musulman situé dans l’île de Tahiti.

    Reçu à la mairie, l’imam de la mosquée, Hisham El Barkani, a été directement informé de cette décision par le maire adjoint chargé des affaires d’urbanisme à Papeete, Charles Fong Loy. Selon l’élu, le Centre islamique de Tahiti n’a fait aucune demande d'autorisation administrative, rapporte le site d’informations locales Tahiti-Infos.

    L’association cultuelle, locataire au premier étage d'un espace de 60 m²; « doit nous fournir au plus vite un dossier complet de sécurité en conformité avec les dispositions réglementaires et demander une visite de ses locaux par la commission de sécurité », a précisé Charles Fong Loy en guise de condition sine qua none à l’instruction par la mairie de toute demande d’agrément permettant à la mosquée de recevoir du monde.

    Pourtant, le gouvernement polynésien avait fait savoir la veille que « l’ouverture de ce lieu de prière s’est faite dans les règles sous le couvert de la loi sur les associations, et il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation particulière pour ce faire ».

    La liberté de culte menacée ou une malheureuse tentative de la mairie de Papeete pour apaiser les esprits ? L'ouverture de la mosquée avait en effet généré une série de réactions virulentes dans l'opinion tahitienne.


    http://www.saphirnews.com/L-unique-mosquee-de-Polynesie-interdite-d-ouverture_a17753.html


    http://journaldumusulman.fr/a-23-ans-venu-de-seine-saint-denis-hisham-ouvre-la-premiere-mosquee-de-tahiti/

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  • [VIDEO] La première mosquée à Tahiti provoque la colère des extrémistes

    Hisham El BerkaniHisham ElBerkani

    La première mosquée de Polynésie a ouvert ses portes à Tahiti, le 15 octobre, sur l’initiative d’un imam isu de la banlieue parisienne. L’accueil du projet des habitants, à majorité chrétienne, est glacial, voire islamophobe.

     
    L’ouverture d’une mosquée à Papeete fait... par 1ere-polynesie

    L’imam, Hishan El-Barkani, est décidé à s’installer définitivement sur l’île qu’il est venu découvrir il y a 6 mois.

    C’est après avoir remarqué le manque de lieu de culte pour les musulmans (environs 500 fidèles), qu’il a décidé de créer une association afin de réunir des fonds pour louer des bureaux en guise de mosquée.

    « le but c’est d’apporter le message de l’Islam aux gens afin que ceux qui ne le connaissent pas l’apprennent et afin de vivre ensemble dans la paix.

    Ceux que cela intéresse sont invités à assister à des conférences, peuvent avoir des livres. Nous avons eu énormément de conversions depuis le début.

    (…)

    Le peuple polynésien n’hésite pas à nous aborder. Nous menons des débats dans les rues.

    Demain (mardi 15 : ndlr) il y aura une conversion. C’est une femme d’origine polynésienne qui réside à Moorea.

    Elle est venue m’interroger sur l’Islam et j’ai pu répondre à ses interrogations.

    D’une manière générale, les gens sont les bienvenus. Nous les accueillons chaleureusement avec le Coran et de la documentation pour s’informer sur l’Islam ». (Hicham El Barkani)

    Pourtant, malgré la bonne volonté de l’imam, certains islamophobes voient d’un très mauvais oeil l’implantation d’un foyer musulman.

    L’ignorance de l’Islam se fait ressentir sur l’île. Les réseaux sociaux, les groupes (politiques ou non) opposés à la mosquée s’enflamment un peu plus chaque jour.

    “Je suis d’accord pour la liberté de religion, mais certainement pas celle de l’islam !”, pouvait-on lire, parmi la déferlante de commentaires, qui rivalisent d’idées reçues et de raccourcis souvent racistes. ”Sa barbe [celle de l’imam] ne va pas faire long feu ici !”, menace un autre.

    Territoire français, les autorités sur place ne peuvent s’opposer aux libertés fondamentales des musulmans qui souhaitent pratiquer leur culte décemment.

    Qu’Allah facilite nos frères sur place qui font face à l’ignorance et à la haine.

    biglnt

    http://www.islametinfo.fr/2013/10/17/video-la-premiere-mosquee-a-tahiti-provoque-la-colere-des-extremistes/

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  • Le coup d’éclat de Fidji

    Matt Thistlethwaite, récemment nommé secrétaire d’État australien aux affaires du Pacifique, et Ratu Inoke Kubuabola, ministre des affaires étrangères de Fidji, lundi 29 juillet 2013 à Brisbane.
    Matt Thistlethwaite, récemment nommé secrétaire d’État australien aux affaires du Pacifique, et Ratu Inoke Kubuabola, ministre des affaires étrangères de Fidji, lundi 29 juillet 2013 à Brisbane.

    SUVA, lundi 29 juillet 2013 (Flash d’Océanie) – Le gouvernement des îles Fidji a lancé lundi une attaque particulièrement virulente à l’encontre de l’Australie, pays auquel Suva reproche, en vrac, sa récente politique dure en matière d’immigration, mais aussi une attitude qualifiée d’ « arrogante ».
    Ratu Inoke Kubuabola, ministre des affaires étrangères de l’archipel, au sein d’un gouvernement issu du putsch de décembre 2006, s’est exprimé lundi devant un parterre de responsables économiques, à Brisbane, lors d’une réunion du conseil de promotion des échanges économiques entre les deux pays, sous l’égide du gouvernement australien.
    Lors de cette réunion, pourtant censée marquer une volonté de Canberra de réchauffer les relations avec Fidji, après des années de discorde post-putsch, le chef de la diplomatie fidjienne, au contraire, s’en est pris frontalement à la politique australienne, qu’elle soit étrangère ou plus particulièrement concernant le récent accord annoncé avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où les personnes interceptées en situation irrégulière devraient désormais être systématiquement envoyées dans un camp, sur la petite île de Manus.
    Au plan des relations strictement australo-fidjiennes, M. Kubuabola s’est déclaré « profondément déçu » de l’attitude de Canberra, ces dernières années.
    « Au lieu de s’engager de manière constructive, l’Australie a choisi de punir Fidji, alors que nous tentons de nous attaquer aux profondes divisions au sein de notre société, aux inégalités et à construire une véritable démocratie », a lancé le ministre fidjien.
    Le gouvernement fidjien, dirigé par le Contre-amiral Franck Bainimarama, annonce des élections législatives, censées marquer le retour à la démocratie, pour septembre 2014, avec pour principe directeur un système « une personne, une voix » et l’abolition de l’ancien système qui réservait des circonscriptions à l’un ou l’autre des principaux groupes ethniques de l’archipel (les Fidjiens indigènes et les citoyens d’origine indienne).
    Une Constitution est actuellement en voie de finalisation.

    « Nous aurions imaginé que l’Australie et la Nouvelle-Zélande auraient au moins essayé de comprendre ce que nous tentions de réaliser (…) Au lieu de ça, ils nous ont tourné le dos », a-t-il poursuivi.
    « Il n’est pas facile d’oublier les efforts déployés par l’Australie aux Nations-Unies pour tenter de mettre un terme à l’engagement de Fidji de trois décennies au sein des forces de maintien de la paix (…) Il n’est pas facile d’oublier que le gouvernement australien est parvenu à nous couper l’accès à des prêts de la Banque Mondiale ou de la Banque Asiatique de Développement (…) Il n’est pas facile d’oublier les interdictions de visas, qui sont toujours en place et qui ont entraîné de nombreux désagréments et (…) privé Fidji de la capacité à attirer des gens compétents pour faire tourner nos services », a-t-il enchaîné.
    « Pour cette réunion, l’Australie a encore refusé un visa à notre ministre du commerce et de l’industrie… Ce qui veut dire que le ministre le plus à même d’aider les entrepreneurs australiens dans leurs efforts d’expansion commerciale ne peut être présent (lundi) à Brisbane », a-t-il renchéri.
    Selon le ministre, désormais « Fidji ne considère plus l’Australie et la Nouvelle-Zélande comme nos alliés et protecteurs naturels. Maintenant, nous regardons vers le monde (…) Vers le Nord et nous tissons des liens plus étroits avec la Chine, l’Inde, l’Indonésie et la Russie ».
    Cette politique du « regard vers le Nord » se traduit, du point de vue de Fidji par un accent tout particulier sur l’Asie.
    La semaine prochaine, Fidji accueillera par ailleurs à Nadi un « Forum de Développement des îles du Pacifique » et annonce la participation de 23 pays océaniens et d’une dizaine d’autres pays, auxquels le statut d’observateurs a été conféré.
    Cette réunion a reçu le soutien financier des gouvernements des Émirats Arabes Unis (370.000 dollars US) et du Koweït (100.000 dollars US).

    Haro sur la « solution papoue » : Fidji se pose en grand frère mélanésien

    Concernant la « solution papoue » annoncée mi-juillet 2013 par le Premier ministre australien Kevin Rudd, en compagnie de son homologue papou Peter O’Neill, le chef de la diplomatie fidjienne a exigé que des « consultations » aient lieu avec les pays mélanésiens avant que ce système de déportation systématique vers l’île de Manus commence.
    « Pour solutionner ce qui est avant tout un problème australien, Canberra propose une solution mélanésienne qui menace de déstabiliser les équilibres socio-économiques déjà fragiles au sein des sociétés mélanésiennes », a déclaré M. Kubuabola en accusant Canberra d’avoir pesé de son poids économique pour « persuader l’un de nos gouvernements mélanésiens d’accepter, le plus souvent de manière permanente, des milliers de personnes qui ne sont pas océaniennes. ».
    « Nous en sommes venus à penser que cet accord s’inscrit dans la continuité d’un comportement qui, de la part du gouvernement australien, est irrespectueux (…) et arrogant. Au lieu de traiter les nations du Pacifique sur un pied d’égalité, vos décideurs ignorent trop souvent nos intérêts et nos préoccupations et considèrent comme acquis le fait que nous accèderons de toute manière à leurs souhaits et exigences ».
    « Vous me direz : en quoi cette question concerne-t-elle Fidji ? Elle concerne le gouvernement de Fidji dans a mesure où Fidji se considère comme faisant partie d’une communauté mélanésienne élargie, à travers le Groupe Mélanésien Fer de Lance (…) Nous voulons – non, nous exigeons- que nos voix soient entendues (…) Cela ne nous regarde pas de savoir qui va gagner les prochaines élections australiennes. Ça regarde le peuple australien. Mais par contre, nous sommes profondément préoccupés de l’impact de la politique australienne sur nos propres affaires », a précisé le ministre.

    Le Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL), dont Fidji vient tout juste de passer la Présidence tournante au mouvement indépendantiste néo-calédonien FLNKS, regroupe, outre ces deux acteurs, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon et Vanuatu.
    Des accords similaires à celui conclu avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont par ailleurs été mentionnés pour d’autres pays mélanésiens tels que les îles Salomon et Vanuatu.

    Matt Thistlethwaite, récemment nommé secrétaire d’État australien aux affaires du Pacifique, se trouvait aux côtés du ministre fidjien lorsqu’il a prononcé ce discours musclé.
    En fin de semaine dernière, le Contre-amiral Bainimarama, lors d’une interview accordée à une radio néo-zélandaise, s’exprimait en des termes similaires et accusait l’Australie de tout faire pour « blesser » Fidji, le plus souvent en coulisses.
    L’homme fort de Suva avait aussi évoqué en termes critiques la « solution papoue » et exclu d’accueillir un nouveau chef de mission diplomatique australienne à Suva, pourtant nommé par Canberra fin 2012 en la personne de Mme Margaret Twomey.
    Début juillet 2013, M. Bainimarama était aussi l’invité d’honneur des célébrations marquant le 35ème anniversaire de l’indépendance des îles Salomon.
    Il avait alors, dans son discours, la fois exulté les valeurs mélanésiennes face aux grands voisins régionaux et s’était déclaré tout à fait disposé à mettre à la disposition des îles Salomon des effectifs policiers et militaires, sur fond de retrait des troupe de la mission régionale d’assistance et de stabilisation dans cet archipel (RAMSI), principalement financée, ces dix dernières années, par Canberra et Wellington.

    pad

    http://www.tahiti-infos.com/Le-coup-d-eclat-de-Fidji_a79913.html

    Documents ressources :

    • La transcription de l’interview du Premier ministre Contre-amiral Bainimarama à Radio Tarana, vendredi 26 juillet 2013

    À l’adresse suivante
    http://www.fiji.gov.fj/Media-Center/Press-Releases/PM-BAINIMARAMA---RADIO-TRANSCRIPT-OF-INTERVIEW-WIT.aspx?feed=news

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  • À quelques jours du sommet du Fer de Lance, le PM papou se rend en Indonésie

    Peter O'Neill
    Peter O'Neill

    PORT-MORESBY, vendredi 14 juin 2013 (Flash d’Océanie) – Le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter O’Neill, a annoncé en fin de semaine son départ dimanche pour l’Indonésie, où il doit rencontrer le Président Susilo Bambang Yudhoyono, le tout quelques jours avant la tenue, du 19 au 21 juin 2013, du sommet des dirigeants du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL).
    « L’Indonésie est notre plus proche voisin, il est donc important pour nous de poursuivre un dialogue constructif », a précisé M. O’Neill vendredi.

    Il doit mener à Djakarta une importante délégation forte de plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles pas moins de dix de ses ministres (Rimbink Pato -affaires étrangères-, Patrick Pruaitch -sylviculture et changements climatiques-, William Duma -pétrole et énergie-, Kerenga Kua -justice-, Ben Micah -entreprises publiques-, Richard Maru -commerce et industrie-, Justin Tkatchenko -sports et Jeux du Pacifique 2015-, Fabian Pok -défense-, Mao Zeming -pêcheries et ressources marines- et Byron Chan -industries minières-, rapporte vendredi le quotidien The National.

    Les discussions devraient couvrir un large éventail de dossiers, dont la teneur est reflétée par les domaines de compétences des ministres faisant partie du voyage.
    Au pouvoir depuis août 2011, M. O’Neill, concernant le dossier sensible de la souveraineté indonésienne sur la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, depuis l’annexion en 1963, s’est plutôt positionné en mode neutre.
    Cette question hante aussi les relations entre Port-Moresby et Djakarta, en raison des fréquentes et nombreuses incursions de l’armée indonésienne en territoire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans la partie orientale de la Nouvelle-Guinée.
    Ces intrusions ont souvent été qualifiées par Djakarta d’involontaires, les soldats indonésiens étant à la poursuite d’individus soupçonnés d’appartenir au mouvement sécessionniste mélanésien OPM.
    Depuis plusieurs années, ce dossier très sensible fait l’objet de rencontres régulières entre autorités des deux pays, afin de mieux gérer cette zone frontalière.

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  • Mururoa : après l'atome, la menace du tsunami

     

     

     
    L'atoll de Tureia en Polynésie française. (crédits photo : Nasa)
    L'atoll de Tureia en Polynésie française. (crédits photo : Nasa)

    Vu sur le site lemonde.fr

    Les 227 habitants de l'atoll de Tureia, en Polynésie française, vivent dans la crainte après les révélations de risques de tsunami liés au possible effondrement d'une partie du récif de l'atoll de Mururoa, distant de 105 kilomètres. Fin janvier, Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND), responsable des anciens sites d'essais, a présenté un rapport de surveillance géomécanique de l'atoll de Mururoa aux autorités et aux associations polynésiennes.

    Ce document présente une simulation des "effets hydrauliques" sur Tureia, consécutifs à un effondrement de 670 millions de m3 de la falaise nord-est de Mururoa. Il précise qu'un train de vagues océaniques pourrait parcourir la distance séparant les deux atolls en dix minutes, engendrant des déferlements de 2 à 3 mètres au sud de Tureia, dont les zones habitées, situées au-dessus de 3 mètres d'altitude, ne seraient cependant pas touchées.

    "Nous ne pouvons pas ignorer que ce phénomène peut arriver, indique M. de la Gravière. Nous sommes incapables de dire quand exactement il surviendrait, mais nous serions en mesure de détecter les signes avant-coureurs d'un tel glissement", plusieurs jours à plusieurs semaines à l'avance. Depuis le début des années 1980, la défense a en effet appareillé le sous-sol de Mururoa d'un système de surveillance géomécanique (Telsite) pour alerter ses occupants d'un glissement de terrain.

    Ce dispositif a été motivé par l'épisode Tydé, nom de code du 97e essai nucléaire effectué par la France, le 25 juillet 1979. Le choc de ce tir souterrain, effectué au sud-ouest de l'atoll, entraîne le basculement dans l'océan d'un bloc corallien de plusieurs dizaines de millions de m3 de calcaire. Ce glissement provoque, aux abords immédiats, une vague de deux mètres de haut, qui provoque des blessures parmi le personnel. Après cet accident, un mur de protection et des plateformes surélevées ont été mis en place à Mururoa.

    Les 105 essais supplémentaires réalisés sur l'atoll jusqu'au dernier tir, "Thémisto", fin 1995, n'ont pu que fragiliser la couronne corallienne. Le risque géomécanique, longtemps nié par le ministère de la défense, avait donné lieu à une expertise conduite en 1998 par un groupe d'experts mandatés par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

    Prenant en compte les mouvements de terrain observés depuis 1980 dans la zone nord de l'atoll, ce rapport avait déjà envisagé l'effondrement d'une énorme "loupe" de calcaire. Il évoquait aussi les risques pour Tureia.

    Le nouveau rapport présenté par M. de la Gravière se fonde sur des simulations plus récentes. A Mururoa, la vague atteindrait 20 m de haut dans un rayon de 500 m au droit de l'effondrement. Et "la hauteur d'eau atteindrait 2 à 5 mètres en zone vie", là où se trouvent les 23 militaires qui stationnent en permanence sur le site. Pour Tureia, une carte des zones submergées a été produite.

    Pour M. de la Gravière, il convient donc de coupler, "dans l'année", le système Telsite à celui géré par la sécurité civile à Turea et chargé de prévenir la population en cas de cyclone ou de tsunami "naturel". Le DSND souligne aussi que le réseau de capteurs permettant de mesurer l'évolution géomécanique de Mururoa devrait être pérennisé et modernisé : "L'environnement marin a déjà corrodé et mis hors service certains d'entre eux", indique-t-il. Un chiffrage du coût est en cours.

    Reste la question radiologique : si le glissement a lieu, la radioactivité emprisonnée dans la roche polluera-t-elle les alentours ? "Si d'aventure cela arrivait, les conséquences environnementales seraient très très faibles", répond M. de la Gravière, qui prend soin de préciser que "la dissolution de la radioactivité n'est pas une bonne pratique". Mais, ajoute-t-il, "on serait devant un fait inéluctable : cet ensemble de tirs nucléaires est irréversible".

    Indignée, la population de Tureia a signé une pétition remise au DSND, "exigeant des explications, la mise en place de mesures de protection de leur atoll et l'envoi en Polynésie d'une mission d'experts indépendants du Commissariat à l'énergie atomique et des armées pour évaluer les risques géologiques et radiologiques et leurs conséquences et pour proposer des mesures de protection des habitants de l'atoll de Tureia".

    L'inquiétude est générale. "Chaque fois qu'une houle est annoncée à Rapa dans l'archipel des Australes, à plus de 1 000 km, notre piste d'atterrissage est abîmée, notre débarcadère où on décharge les vivres et où on charge le coprah est endommagé, témoigne un des habitants, Mauake Brander, les conséquences d'une telle vague seraient la mort immédiate."

    De plus, la population perd confiance. Après l'avoir écarté, les autorités admettent un possible effondrement "mais minimisent les risques", s'indigne Bruno Barrillot, de l'association des vétérans des essais Mururoa E Tatou. Il s'était déjà inquiété des effondrements survenus à la fin des années 1970. Il note qu'en zone nord, des failles s'élargissent, et qu'en dix ans, les craquements ont été multipliés par trois. Des fuites ont été constatées dans le récif corallien. "28 essais souterrains ont été effectués dans cette zone, explique-t-il. Une dizaine d'entre eux ont provoqué des fuites et n'ont pas été vitrifiés et contenus dans la lave, et les zones coralliennes ont été contaminées."

    Entre risque de tsunami et risque de contamination radioactive, "la population de Tureia a peur, selon la maire, Taitua Maro, qu'allons-nous devenir, aura-t-on le temps d'être évacué ?". Mauake Brander est amère : "Tout ce qu'on nous a envoyé, ce sont des sirènes pour nous prévenir que la vague arrive et qu'on va crever."

    L'administrateur des Tuamotu, Eric Sacher, a tenté de rassurer la maire en rappelant que "la vague de 20 mètres maximum se limiterait dans le pire des cas à Mururoa. De plus, les capteurs détecteront le moindre frémissement et permettront d'être avertis plusieurs semaines à l'avance".

    Mais la population attend des réponses plus précises, selon Taitua Maro. L'armée vient de débarquer sur l'atoll pour la mission Fakakite (information en Puamotu), une mission prévue de longue date, selon l'administrateur. Lui-même devait se déplacer sur l'atoll début mars, il a dû avancer son voyage et sera à Tureia dès le 19 février.

    147 essais souterrains réalisés de 1975 à 1996

    Puissance. Selon les chiffres présentés par l'Assemblée de la Polynésie française (APF), la puissance des essais nucléaires réalisés sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa fut équivalente à 700 fois la bombe d'Hiroshima.
    Essais. La France a procédé à 46 essais nucléaires atmosphériques. De 1975 à 1996, 147 essais nucléaires souterrains ont aussi été réalisés, dont 137 sous Mururoa. Ils ont entraîné la mise en mouvement d'une masse de calcaire vers l'océan en zone nord.
    Indemnisation. Une loi de 2009 prévoit l'indemnisation des victimes. Pendant les essais aériens, 2 000 personnes qui résidaient dans le secteur ont subi des retombées radioactives en Polynésie française.


    Pour télécharger les rapports d'étude cliquez ici

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  • Australie : Manifestations à Sydney en contre le film anti-islam

    16/09/2012

      Des centaines de personnes ont manifesté violemment samedi devant le consulat américain à Sydney, en Australie, pour protester contre le film anti-islam fait aux Etats-Unis, lançant des bouteilles et des chaussures vers le consulat.

      Brandissant des banderoles appelant à "décapiter tous ceux qui insultent le prophète" et hurlant "A bas les Etats-Unis", les manifestants, parmi lesquels des enfants, se sont heurtés à la police, qui tentait de les faire reculer alors qu'ils avaient atteint les marches du consulat.

      "Nous protestions en paix. Ce sont eux qui ont aggravé la situation en nous poussant", a déclaré Houda Dib, l'un des manifestants.

      C'est la première fois que la vague de protestations contre le film, qui a fait au moins six morts ces derniers jours en Egypte, en Tunisie, au Liban et au Soudan, atteint l'Australie.

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  • Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’’OCI, à la Mecque.

    Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’’OCI, à la Mecque.
    « J’ai un amer constat à faire : malheureusement, nous, les Musulmans, nous sommes tombés dans le piège que nos ennemis nous ont tendus ! Nous entrons de plein pied dans une guerre totale, dévastatrice et vaine, une guerre à caractère fratricide, ethnique et tribale, qui pourrait durer des dizaines d’années. Malheureusement, certains pays jouent le jeu des ennemis. Ceux qui étaient arrivés au pouvoir, pour changer la politique hégémonique des États Unis envers notre région, ont tourné leur veste et ils veulent changer notre région, ils nous menacent de guerre. Je vous renvoie à l’’Afghanistan, à l’’Irak, la Libye, la Syrie, à Bahreïn, au Yémen… Dans ces pays qui tire sur qui ? Si nous acceptons que la justice et l’égalité sont le droit de tout un chacun, alors, nous allons accepter que nous sommes tous dans le même bateau, nos destins sont liés. Nous devons nous serrer les coudes, nous entre-aider, pour faire face à l’’ennemi commun; nous devons faire front commun face à nos ennemis. L’OTAN rêve de s’emparer de notre région et nous, au lieu d’’affronter ce danger, sur la foi de faux arguments, inventés ou imaginaires, ethniques ou tribaux, sommes devenus ennemis, sans savoir que ces hostilités gratuites offrent la meilleure occasion à nos vrais ennemis, pour nous envahir »
    Fidji étoffe ses relations avec la Corée du Nord et l’Iran
    Fidji étoffe ses relations avec la Corée du Nord et l’Iran
    SUVA, mercredi 29 août 2012 (Flash d’Océanie) – Le gouvernement fidjien possède depuis mardi un ambassadeur accrédité en Corée du Nord (république démocratique populaire de Corée), rapporte le ministère fidjien de l’information.
    C’est Esala Teleni, ancien chef de la police nationale fidjienne, qui est désormais l’ambassadeur attitré et accrédité de Suva (sur une base non-résidente) à Pyongyang, après qu’il ait présenté ses lettres de créances à l’homme fort local, le Président Kim Yong Nam, selon les mêmes sources.

    « Fidji est le premier pays océanien du Pacifique à posséder un ambassadeur en république démocratique populaire de Corée. C’est un signe de bonne volonté en vue de renforcer nos relations bilatérales », a déclaré le Président Nord-coréen, qui évoque un moment « historique, ouvrant un nouveau chapitre pour (nos) deux États souverains ».

    Ce dernier a aussi précisé avoir suivi « de près » l’évolution de la situation à Fidji et notamment son accession au groupe des pays non-alignés, en 2011.
    Les premiers secteurs de cette nouvelle coopération entre Suva et Pyongyang pourraient inclure les relations économiques, culturelles et politiques », a lâché M. Kubuabola dans un communiqué cette semaine.
    « En tant que membre de longue date de ce mouvement, la république démocratique populaire de Corée soutient fermement l’adhésion de Fidji », a souligné le Président Nord-coréen.
    Au cours des cinq dernières années, en particulier après le putsch du 5 décembre 2006, le gouvernement fidjien a intensifié son mouvement de réorganisation diplomatique pou mettre un accent affiché sur sa politique de « regard vers le Nord ».
    Le Nord, du point de vue de Fidji, équivaut à l’Asie au sens large, au sein de laquelle le plus visible de ses nouveaux alliés est la Chine.
    En corolaire de ce mouvement, Fidji a aussi rejoint le mouvement des pays non-alignés en 2001.

    Ce mouvement tient cette semaine (30-31 août 2012) à Téhéran son seizième sommet et à cette occasion, le ministre fidjien des affaires étrangères Ratu Inoke Kubuabola, a évoqué la possibilité d’ouvrir des relations diplomatiques avec le pays hôte, l’Iran.
    M. Kubuabola devrait en effet profiter de sa présence à Téhéran pour y rencontrer son homologue iranien, Ali Akbar Salehi, avec en ligne de mire la signature d’un accord de principe traçant les grandes lignes d’une nouvelle coopération entre les deux pays.

    pad

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  • Papouasie: un dirigeant indépendantiste abattu par des policiers indonésiens

    Mis à jour 15 June 2012, 9:49 AEST
    Pierre Riant

    Des émeutes ont éclaté et des véhicules et des commerces ont été incendiés dans plusieurs villes de cette province indonésienne située dans la partie Ouest de l'île de Nouvelle-Guinée.
    picture of independence activist in Papua
    Mako Tabuni est décédé lors de son transport a l'hôpital. [Facebook: Free West Papua Campaign]

    Un mouvement de violence suscité par la mort de Mako Tabuni, militant indépendantiste bien connu. Des précisions de Matt Brown, notre correspondant à Jakarta.

    BROWN : « Mako Tabuni, vice-dirigeant du Comité national de Papouasie occidentale, a été abattu dans la rue par les forces de sécurité près de la ville de Jayapura. Des militants indépendantistes affirment que les forces de sécurité étaient conduites par des membres du Détachement 88 des services de contre-espionnage, entraînés par l'Australie.

    Le rôle de ce détachement n'a pas pu être indépendamment confirmé. La police affirme que Tabuni a été abattu pendant qu'il résistait à son arrestation mais ne dit pas si Tabuni était armé au moment des faits. »

    La police a également confirmé que Mako Tabuni a été blessé à la hanche et à la jambe et qu'il est décédé jeudi lors de son transport à l'hôpital.

    Des que la nouvelle de la mort du leader indépendantiste s'est propagée, des habitants de Jayapura et de Waena sont descendus dans les rues ; des voitures et des magasins ont été incendiés. Des images télévisées montrent des policiers indonésiens en train d'inspecter des voitures calcinées.

    Des habitants de Waena nous ont confié que les forces de sécurité sont intervenues peu après pour ramener le calme.

    ELSAM ; une organisation de défense des droits de l'Homme basée en Papouasie confirme que les forces de sécurité indonésiennes ont abattu Mako Tabuni. Farry Marisan est le porte-parole de cette organisation.

    MARISAN : « Mako Tabuni et ses amis sont sortis de sa maison et à 5 ou 10 mètres de sa maison il y avait trois voitures utilisées par la police. Elles sont venues vers lui, les policiers sont sortis des 3 voitures et l'ont abattu. »

    Cela fait plusieurs semaines que la Papouasie est secouée par une vague de graves violences au cours de laquelle plusieurs personnes ont été tuées.

    Dimanche dernier, un étudiant indonésien a été poignardé à mort à Jayapura. Quelques jours plus tôt, un lycéen s'est fait tirer dessus sur son scooter, il s'en est sorti. Et trois personnes, dont un militaire indonésien, ont été abattues par des mystérieux tireurs.

    http://www.radioaustralia.net.au/french/2012-06-15/papouasie-un-dirigeant-ind%C3%A9pendantiste-abattu-par-des-policiers-indon%C3%A9siens/961040

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  • Des musulmans de Sydney réalisent un « flash mob » contre les massacres en Syrie

     Des musulmans de Sydney réalisent un « flash mob » contre les massacres en Syrie

     

    Le samedi 19 mai des jeunes australiens musulmans activistes ont organisé une manifestation flash mob contre le régime syrien à Sydney. Le groupe de 90 personnes ont organisé la confrontation flash-mob de protestation pour sensibiliser le conflit en Syrie.

     

    Un « flash mob », ou « foule éclair » en français est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. Le rassemblement étant généralement organisé au moyen d’Internet, les participants ne se connaissent pas pour la plupart.

     

    Les militants habillés en treillis de l'armée rejouent ce que vivent les syriens dans le régime de Bachar Assad en visant avec de faux pistolets des femmes et des enfants sans défense.

     

    Le flash mob, qui s'est tenue à 13 heures, a pris fin avec la libération d'une bannière sur l’une des autoroutes les plus fréquenté indiquant « Le silence est trahison ».

     

    L’organisateur Mohsen Saleh, 22 ans, a déclaré avoir eu cette inspiration en visionnant une vidéo sur YouTube d'un flash mob similaire au Canada.

     

    « C'est une action très puissante à mon avis. Un grand silence. Tout le monde s'arrête et regarde » a déclaré Saleh.

     

    Fiona Fonti, un passant confirme l’effet surprise, « C'est assez frappant. C’est différent des manifestations où vous ne savez pas vraiment ce qui se passe, les gens crient et chantaient, mais c'est vraiment différent. »

     

    Les Nations Unies comptent plus de 9 000 morts en Syrie depuis le soulèvement national qui a commencé en début d'année dernière.

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