Kanaky

  • Le bilan politique de l'Accord de Nouméa est un échec selon le R.I.N.

    • Réunis en conférence de presse ce matin (*) au Charley à la Vallée-du-Tir, les membres du Rassemblement des Indépendantistes et Nationalistes (R.I.N.) dressent son bilan politique de l’Accord de Nouméa (ADN) en affirmant que c’est un échec.
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    • Pourquoi ce thème. « Lors du dernier Comité des signataires tenu à Paris le 2 novembre 2017, il a été convenu d’un bilan politique de l’ADN.  Cela doit se faire par une actualisation du bilan réalisé en 2012. Au prochain Comité des signataires à Paris le 27 mars, il sera question à l’ordre du jour de ce bilan politique de l’ADN. Or, il semble que la société calédonienne et ses composantes, notamment le peuple kanak, n’ont pas été auditionnés pour ce bilan politique ». Le R.I.N. apporte donc son appréciation du bilan politique de l’ADN.
    • Le résumé des travaux de réflexion. « 20 ans après la signature de l’ADN, à quelques mois de la consultation référendaire prévu le 4 novembre 2018 et à quelques jours du Comité des signataires du 27 mars 2018. »
    • Quatre thèmes sur lesquels les indépendantistes et nationalistes fondent leur analyse. « Le processus institutionnel et ses fondamentaux ; le modèle économique et les objectifs d’émancipation ; les enjeux de la démographie et les impacts sur les corps électoraux. »
    • « En fonction des objectifs politiques convenus lors de la signature de l’ADN, le chemin demeure inachevé dans la mise en œuvre : transfert de compétence de l’article 27 (Enseignement supérieur, audiovisuel, contrôle de légalité des provinces et des communes), ADRAF, formation de cadres et autres.
    • D’une manière générale, la Nouvelle-Calédonie se dote de moyens, se construit et se responsabilise de plus en plus vis-à-vis de la puissance de tutelle.
    • S’agissant des objectifs fondamentaux, les dispositions formelles ont été en grande partie réalisées du fait, il faut le reconnaître, de leur caractère juridique obligatoire (transfert de compétences obligatoire, rééquilibrage spatial, …).
    • Par contre, des dispositifs n’ont pas pu être mis en œuvre en raison de oppositions systématiques d’un des partenaires historiques de l’ADN, à savoir la droite coloniale, et des interprétations juridiques bien souvent contradictoires, laissant ainsi des marges de manœuvres à l’Etat français pour renforcer sa tutelle.
    • Pour autant, les représentants du mouvement indépendantiste, par manque de cohérence et de suivi n’ont pas su défendre les intérêts du peuple kanak dans l’esprit et la lettre de l’Accord de Nouméa.
    • Par ailleurs, de cette responsabilité importante acquise (compétence transférées aux institutions locales), la droite coloniale avec la complicité de l’Etat, par le biais des politiques publiques, n’a pas été à la hauteur des enjeux concernant les kanak. Ainsi, l’objectif de rééquilibrage, notamment vis-à-vis du peuple kanak, dans multiples domaines (emploi public et privé, formation …) n’est pas atteint.
    • Sur le plan du développement économique, la Nouvelle-Calédonie s’est contentée de poursuivre et perpétuer un modèle économique colonial basé sur la dépendance vis-à-vis de la France qui a renforcé les inégalités sociales les plus criantes pour l’ensemble des citoyens calédoniens.
    • Sur le plan de l’identité kanak, le peu de mesures prises n’ont manifestement pas permis une meilleure reconnaissance, pourtant indispensable puisque préalable à la construction de Kanaky.
    • La forte immigration voulue par l’Etat français, a rendu minoritaire le peuple kanak et les diverses modifications de la loi organique n’ont fait qu’aggraver cette situation. Ainsi, les corps électoraux pour les élections provinciales et référendaires rendent les scrutins non sincères.
    • En conclusion, au vu de son analyse, le R.I.N. affirme que le bilan politique de l’Accord de Nouméa est un échec. »
    • Ils l’ont réaffirmé ce matin (*), l’objectif du référendum d’autodétermination est que « 2018 c’est possible », pour cela des conditions doivent être réunies : la démarche unitaire, un corps électoral référendaire sincère, une organisation digne de ce nom, des réponses claires, rassurantes et sincères pour la population. Une feuille de route jusqu’en septembre. Le premier séminaire s’est focalisé sur « le bilan politique de l’ADN ». Il reste deux séminaires, le 7 avril prochain avec comme thème «  le processus de décolonisation à Iaaï », le 2 ou 9 juin, la date n’étant pas arrêtée mais ils réfléchiront sur « l’unité en Province Nord ». Des mobilisations sur le terrain. Le 1er mai, la venue de Macron prévue en début de mai, les 30 ans d’Iaaï, le 18 mai à Uvanu, le 9 août, le 24 septembre. La question de la sincérité : fin août
    • (*) = Vendredi 23 mars 2018
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  • Référendum en Nouvelle-Calédonie: la formulation de la question en débat à Matignon

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  • Appel des organisations et personnalités solidaires de la lutte du peuple kanak

    A l’approche de l’échéance référendaire, un meeting est organisé à la bourse du travail de Paris (21 mars, 19h, salle Croizat) pour informer sur les enjeux du scrutin d’autodétermination et pour dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre en Nouvelle-Calédonie

    Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.

    Cette consultation référendaire est l’ultime étape d’un combat commencé en 1977. Au terme de l’accord de Nouméa, le peuple calédonien s’exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées, seules à pouvoir s’exprimer. C’est donc une affaire strictement locale.

    Or ces derniers mois, certains moyens de l’État sont utilisés pour s’ingérer voire s’inviter dans le débat. L’État français ne semble pas prêt à aller jusqu’au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l’accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l’identité kanak confisquée ?

    La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l’indépendance totale ne soit pas l’option proposée au vote.

    Quelques jours avant la tenue du Comité des Signataires des Accords de décolonisation (qui rassemble des représentants des partis indépendantistes, non-indépendantistes et de l’État français), une délégation du FLNKS, dont le porte-parole Daniel Goa, participera à un meeting

    le mercredi 21 mars 2018 à 19h. Bourse du travail de Paris, Salle Ambroise Croizat, 3 rue du Château d’Eau – 75010 Paris (Métro République)

     

    A l’approche de l’échéance référendaire, les organisations signataires soussignées appellent à participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.

    Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak et demandent que :

    • L’État français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation.
    • Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
    • Le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
    • La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l’Accord de Nouméa.

     

    Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel : soutien-kanaky@framalistes.org

    On compte sur vous, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris !!!

     

    Premiers signataires :

    Le Mouvement des Jeunes Kanak en France (MJKF)

    L’Union syndicale de Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE)

    Le collectif Solidarité Kanaky

    Survie

    L'Association Information et Soutien aux Droits du Peuple Kanak (AISDPK)

    L'union syndicale Solidaires

    La Confédération Nationale du Travail (CNT)

    La Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI)

    Le Collectif de Défense de l'Intégrité et de la Souveraineté des Comores (CDISCOM)

    La Fondation Franz Fanon

    Le Collectif ni Guerre ni Etat de Guerre

    Alternative Libertaire

    Le réseau Sortir du Colonialisme

    Ecologie Sociale

    Le collectif Faty Koumba

    Ensemble

    Le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes

    L' Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

    Le Centre d'Etudes et d'Initiatives de solidarité internationale/Initiatives Pour un Autre Monde (CEDETIM/IPAM)

    Silyane Larcher, chargée de recherche au CNRS en science politique

    Le Syndicat des Travailleurs Corses (STC)

    Le syndicat Solidaires-ASSO

    Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

    José Bové, député européen Verts/Alliance libre européenne

    Le Parti Communiste Français (PCF)

    Le syndicat Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB)

    Noël Mamère, journaliste

    L'ASTI Bassin d'Annonay

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  • Meeting de soutien à la lutte du peuple kanak dans cette année référendaire


    Dans cette année référendaire, le FLNSK intervient à de nombreuses reprises durant la semaine anticoloniale. L'un d'elle est un meeting mercredi 21 mars, de 19 h à 21 h, à la Bourse du travail de Paris (métro République) en présence d'une délégation du FLNKS. On compte sur vous nombreux pour soutenir l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.
    Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.

    Cette consultation référendaire est l’ultime étape d’un combat commencé en 1977. Au terme de l’accord de Nouméa, le peuple calédonien s’exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées telles que définies par l'accord de Nouméa (voir https://blogs.mediapart.fr/aisdpk-kanaky/blog/281216/le-referendum-sur-l-avenir-du-pays-en-2018-qui-peut-voter), seules à pouvoir s’exprimer. C’est donc une affaire strictement locale.

    Or ces derniers mois, certains moyens de l’État sont utilisés pour s’ingérer voire s’inviter dans le débat. L’État français ne semble pas prêt à aller jusqu’au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l’accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l’identité kanak confisquée ?

    La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l’indépendance totale ne soit pas l’option proposée au vote.

    Quelques jours avant la tenue du Comité des signataires des accords de décolonisation (qui rassemble des représentants des partis indépendantistes, non indépendantistes et de l’État français), une délégation du FLNKS, dont le porte-parole Daniel Goa, participera au meeting organisé par le Mouvement des jeunes Kanak de France (MJKF), l'Union syndicale des travailleurs kanak et exploités (USTKE), le collectif Solidarité Kanaky et l'AISDPK:

    le mercredi 21 mars 2018 à 19h

    Bourse du travail de Paris, Salle Ambroise Croizat,

    3 rue du Château d’Eau – 75010 Paris (Métro République)

    À l’approche de l’échéance référendaire, les organisations signataires soussignées appellent à participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.

    Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak et demandent que :

    • L’État français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation.
    • Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
    • Le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
    • La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l’accord de Nouméa.

     

    Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel : soutien-kanaky@framalistes.org

    On compte sur vous, nombreux, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris.

    Premiers signataires :

    Le Mouvement des jeunes Kanak en France (MJKF)

    L’Union syndicale de travailleurs kanak et des exploités (USTKE)

    Le collectif Solidarité Kanaky

    L'Association Information et Soutien aux droits du peuple kanak (AISPDK)

    La Fondation Franz Fanon

    Le Collectif ni guerre ni état de guerre

    Alternative libertaire

    Le réseau Sortir du Colonialisme

    Écologie Sociale

    Le collectif Faty Koumba

    Ensemble

    Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes

    L' Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

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  • YADA ROI DI MA HNA KHOL !

    «La mission vient de fendre l’armure en prenant position ouvertement contre l’indépendance et de placer ses travaux dans un cadre qui devient partisan», a réagi Louis Mapou, chef du groupe UNI (Union nationale pour l’indépendance-FLNKS) au Congrès dans les colonnes des Nouvelles-Calédoniennes.
    Le leader indépendantiste a déclaré avoir «l’impression que tout l’appareil d’Etat va être aligné derrière les loyalistes pour défendre le maintien au sein de la République».
    Alors que le président Emmanuel Macron devrait se rendre sur le Caillou en mai, M. Mapou s’est interrogé : «Va-t-il venir pour déclencher la campagne du 'non' au référendum?»
    Même son de cloche du côté de Roch Wamytan, président du groupe UC-FLNKS du congrès, qui considère que la mission Valls est sortie de son rôle.
    «Ils sont là au nom de l’Assemblée nationale pour informer, pas pour dire ce qu’on doit faire. C’est la population calédonienne qui doit décider, laissons-là faire», a-t-il déclaré à l’AFP.
    Actuellement en déplacement sur le territoire, Manuel Valls, président de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie de l’Assemblée nationale, et le député Christian Jacob (LR), rapporteur, ont tous deux exprimé publiquement leur «attachement» au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République.
    Ils ont fait ces déclarations à l’occasion d’un débat mardi soir avec le public calédonien dans l’enceinte du congrès dans le cadre d’un déplacement jusque vendredi dans l’archipel avec trois autres membres de la mission.
    «Je suis très attaché à ce lien entre la Nouvelle-Calédonie et la France et je souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste avec la France», a déclaré l’ancien Premier ministre, souhaitant que l’exécutif apporte lui aussi son «propre éclairage».
    Secrétaire général de Calédonie ensemble (droite modérée) et président de la Province sud, Philippe Michel a pour sa part considéré que Manuel Valls avait commis «un impair», qui vient «compliquer une situation qui l’est déjà bien assez». «Nous pensons que si l’Etat marque sa préférence pour une solution ou une autre, on coupe court à toute discussion et on engendre des crispations», a-t-il déclaré à l’AFP.
    Au plus tard en novembre prochain, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté sera organisé en Nouvele-Calédonie, dans le cadre de l’accord de Nouméa (1998), qui a mis en place un processus de décolonisation par paliers.
    Cette échéance ravive les différends entre loyalistes et indépendantistes dans un territoire où la paix entre les populations européenne et kanak demeure précaire.
     
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  • Référendum : c’est aux Kanak de décider de leur avenir !

    À moins d’un an du référendum d’autodétermination en Kanaky-Nouvelle Calédonie, l’État français met le turbo pour que le « non » à l’indépendance l’emporte.

    Macron avait expliqué pendant sa campagne électorale qu’il était pour le maintien de la Calédonie dans la France, c’est donc le Premier ministre Philippe qui s’y colle.

    La méthode est simple : on multiplie les réunions où les indépendantistes sont largement minoritaires et, à la sortie, on salue le fait que la majorité des participants s’est mise d’accord pour un scrutin sincère et transparent, en mentionnant éventuellement qu’il y a des voix divergentes.

    Fraudes sur les listes électorales

    En novembre, au comité des signataires de l’accord de Nouméa, Philippe a mis tout son poids pendant les 10 heures de la réunion dans un salon de Matignon pour faire admettre aux loyalistes1 qu’il allait inscrire quelques Kanak en plus sur la liste référendaire, car l’ONU menace de déclarer le scrutin insincère. Le principe a donc été acté de l’inscription de 7 000 Kanak sur les 22 000 qui ne figurent pas sur la liste électorale, mais en échange 3 000 autres personnes pourront y figurer aussi à la seule condition d’être nées sur le territoire et d’avoir 3 ans de résidence, au lieu de 10 auparavant, une nouvelle concession imposée par l’État aux indépendantistes. 

    Il existe des fraudes sur les listes électorales, avec des personnes qui ne devraient pas y être selon les critères définis pas l’accord de Nouméa de 1998 et la loi organique, mais les recours sont systématiquement rejetés par les juges venus de Paris. Modifier la loi organique si près de la date du référendum est une manœuvre grossière. Tout cela fait dire au président du Parti travailliste, Louis Kotra Uregei, que si les listes électorales sont trop frauduleuses la question du boycott se posera.

    Vous avez dit « décolonisation » ? 

    Quatre groupes de travail sont issus du comité des signataires : cela permettra sans doute au gouvernement d’affirmer qu’étant donné le nombre d’heures de réunion organisées, le scrutin est sincère. Une ficelle déjà largement utilisée lors de la loi de casse du code du travail… 

    Début décembre, Philippe a passé quatre jours dans la colonie – un record pour un Premier ministre – pour proposer sa méthode jusqu’au référendum : beaucoup de « vivre ensemble », de « destin commun », d’immensité de la tâche… En toute neutralité, il a commencé son discours devant le Congrès du territoire par une référence à la ville du Havre. Il a ainsi glorifié la cité qui servit au 19e siècle à la « conquête du Pacifique », mais il n’est pas arrivé pendant son long séjour à prononcer les mots « colonie » ou « décolonisation », ce qui est pourtant l’objet du référendum, et sachant que pour l’ONU la Nouvelle-Calédonie est un territoire à « décoloniser ». Au final sont constitués un nouveau groupe de travail, cette fois restreint – pour mieux enfumer probablement –, et une commission des sages, aux contours et à la finalité flous, pour « veiller à ce que les propos et débats soient fidèles aux paroles et à la hauteur de ce qui doit être transmis aux jeunes générations » : c’est limpide. 

    Une campagne qui ne dit pas son nom

    Et ça va continuer. Cette semaine la mission de l’Assemblée nationale française, présidée par le colonialiste Valls, auditionne Urvoas en qualité de rapporteur de la dernière mission parlementaire sur le sujet. Urvoas, un personnage dont l’intégrité ne fait pas de doute, au regard de l’actualité… Début mars, c’est une mission du Sénat qui va voyager, puis un nouveau comité des signataires se réunira à Paris : il vaut probablement mieux sortir les acteurs de leur milieu pour leur mettre la pression. En avril ce sera au tour de Macron de faire le déplacement, une mission de l’Assemblée nationale trouvera elle aussi une date durant le premier semestre 2018… Le rythme des « visites » est inédit dans l’histoire de la colonie, mais cela ne saurait évidemment s’assimiler à une campagne pour le « non » au référendum.

    Ici aussi il faut contrer la propagande colonialiste, en organisant notamment des réunions d’information et de soutien à la lutte du peuple kanak, pour qu’à la fin de l’année les Kanak puissent enfin, et librement, choisir leur destin.

    Bernard Alleton

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  • Autodétermination : Les Kanak doivent pouvoir voter !

    Dans un an doit se tenir le référendum d’autodétermination de Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Ce territoire du Pacifique est une colonie depuis 1853, et a été réinscrit en 1986 par l’ONU sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser. Les Kanak n’ont jamais accepté la spoliation de leurs terres et la négation de leur culture.

    En 1988, les accords Matignon-Oudinot mettaient fin à une nouvelle révolte écrasée dans le bain de sang d’Ouvéa, où 19 Kanak furent tués, certains exécutés alors qu’ils étaient prisonniers. Cet accord prévoyait une période de 10 ans avant la tenue d’un référendum d’auto­détermination, mais en 1998 l’accord de Nouméa a repoussé l’échéance à fin 2018.

    L’accord a été signé par les indépendantistes du FLNKS1 et les loyalistes du RPCR2. L’État est le troisième partenaire, censé accompagner la mise en place des conditions d’une possible indépendance et veiller à l’application de l’accord.

    22 780 Kanak absents des registres électoraux

    Les Kanak sont devenus minoritaires sur leur territoire au début du 20e siècle. 80 % de la population a disparu suite aux massacres et à la spoliation de leurs terres, qui a entraîné une sous-nutrition et rendu mortelles les maladies importées par les colons. Depuis, ils sont maintenus en minorité par une immigration de peuplement, théorisée en 1972 par Messmer, Premier ministre : « À long terme la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. »

    L’accord de Nouméa prévoit que le corps électoral du référendum est restreint, avec seulement les personnes arrivées avant 1998 et ayant 20 ans de résidence continue, et les jeunes nés sur le territoire et résidant depuis 10 ans. Depuis plus d’un an les indépendantistes alertent l’État sur l’absence de nombreux Kanak de la liste référendaire. À l’approche de l’échéance, la liste actuelle fausse ainsi complètement l’issue du scrutin : 22 780 Kanak, sur 90 740 en âge de voter, ne figurent pas sur les registres électoraux.

    Le comité spécial de décolonisation de l’ONU a jugé en juin « indispensable l’établissement de listes électorales crédibles et transparentes en Nouvelle-Calédonie ». En termes moins diplomatiques : la liste n’est pas crédible. 

    La pression monte

    Sous la pression du Rassemblement des indépendantistes et des nationalistes (RIN), le comité des signataires chargé du suivi de l’accord de Nouméa vient d’admettre la nécessité d’inscrire sur la liste électorale 7 000 Kanak relevant du droit civil coutumier, personnes anciennement régies par le code de l’indigénat et leurs descendants. 10 000 autres Kanak relevant normalement du même droit, la sincérité du scrutin est encore loin d’être assurée même si le gouvernement a accepté que la révision des listes électorales soit repoussée au-delà du 31 décembre 2017 et que des observateurs de l’ONU supervisent le scrutin.

    La mobilisation des indépendantistes va se poursuivre pour l’inscription de tous les Kanak, sur la question qui va être posée à l’occasion du référendum et sur le projet de société. Les partis indépendantistes en discutent pour l’instant chacun de leur côté, mais il serait nécessaire d’avoir rapidement une position ferme et unitaire face au gouvernement et aux colonialistes. 

    Ceux-ci se mettent en ordre de bataille. La venue prochaine de Manuel Valls à la tête d’une mission parlementaire pour discuter de la question fait partie de ce dispositif. Quand il était Premier ministre, il a fait traîner le transfert des compétences prévu par l’accord de Nouméa et n’a rien fait pour organiser l’inscription des Kanak sur la liste référendaire. Il n’a jamais caché son souhait de maintenir la Nouvelle-Calédonie dans la France.

    L’information et le soutien à la lutte légitime du peuple kanak doivent se développer.

    Bernard Alleton

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  • L’Etat annonce des moyens de sécurité supplémentaires

    Place Beauvau, à Paris, les délégations du XVIe comité des signataires ont assisté cette nuit à une réunion "sécurité-justice" en présence du ministre de l'intérieur Gérard Colomb et de la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet. 
    Place Beauvau
    L’Etat a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts en matière de sécurité et annoncé plusieurs séries de mesures pour juguler le phénomène de la délinquance.

    Parmi les mesures annoncées :
    • le recrutement d’une quarantaine de surveillants d’ici 2 ans pour le centre pénitentiaire de Nouville  ou encore l’implantation d’une police de proximité à Nouméa.
    Plusieurs mesures concrètes concernent également la province Nord :
    • la création d’une brigade de prévention de la délinquance des mineurs
    • la mise en place d’une brigade motorisée, ou encore le renforcement des brigades de gendarmerie en moyens humains.
    "Nous répondons favorablement à cette demande, c'est quelque chose que nous comprenons bien et le ministère de l'Intérieur en particulier fera des efforts pour pouvoir renforcer un certain nombre de forces présentes sur le territoire", a déclaré le ministre de l'Intérieur.             

    Le retour de policiers d'origine calédonienne ?
    Des policiers d'origine calédonienne actuellement en métropole pourraient notamment retourner sur le territoire pour "faire en sorte qu'il y ait plus d'affinités locales, peut-être une meilleure compréhension de la culture", a-t-il souligné.
                   
    "En Nouvelle-Calédonie, nous avons affaire à quelques fléaux contre lesquels nous allons essayer de lutter, à la fois des problèmes de cambriolages, de vols, tout ceci expliqué par une forte alcoolisation contre laquelle nous allons essayer de mener des actions de prévention", a poursuivi le ministre.
                   
    Nicole Belloubet, Garde des sceaux, et Annick Girardin, ministre des outremer, ont également participé à cette rencontre.


    Alors que la Nouvelle-Calédonie s'émancipe progressivement, elle est confrontée à de graves problèmes d'insécurité, alimentés notamment par une consommation massive d'alcool dans certaines composantes de la population.

    "Eric Gay : Il reste encore beaucoup de chemin à faire"
    Par ces annonces, l’Etat entend poursuivre les efforts engagés après le comité des signataires de l’an dernier. Des annonces accueillies favorablement par les élus calédoniens.
    Eric Gay, président de l’association française des maires de Nouvelle-Calédonie, reste néanmoins prudent, car il reste beaucoup à faire.
    Des propos recueillis par Steevens Gnipate

    L’alcoolisation massive

    L’autre fléau qui gangrène le pays : l’alcoolisation massive. Là aussi, l’Etat par le biais du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, entend poursuivre la lutte en Nouvelle-Calédonie.
    Philippe Michel, président de la Province Sud au micro d'Angélique Souche
     

    Les mesures annoncées 
    1/ Relevant du Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur

    • l’insécurité routière : une antenne de la brigade motorisée de la gendarmerie sera créée à Koné. Par ailleurs, les services de l’Etat apporteront leur expertise et leur appui au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et aux collectivités afin de mettre en œuvre des règles plus contraignantes et par conséquent plus protectrices des vies humaines.
    • La prévention et de la lutte contre la délinquance : notamment des plus jeunes, un dispositif renforcé est adopté :
                            > Une antenne de la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la gendarmerie de Nouméa sera installée à Koné ;
                            > Les crédits alloués au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) seront maintenus ;
                            > Une enquête « Violences et rapports de genre » (Virage) permettant d’affiner la connaissance des violences faites aux femmes sera financée, notamment par le FIPD.
                            > Une unité canine légère sera créée au sein de la direction de la sécurité publique.
    • Les forces d’intervention, et pour répondre aux contraintes particulières dues à l’éloignement de la métropole
                          > le GIPN de Nouméa sera transformé en antenne du RAID, en capacité, aux côtés de l’antenne du GIGN, de faire face aux actions les plus violentes.
                          > le service du renseignement territorial sera renforcé afin de mieux anticiper les dérives urbaines et autres  phénomènes de bandes.

    La mise en œuvre de ces mesures a été confiée à M. Thierry LATASTE, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

    2/ Relevant de la Garde des Sceaux, Ministre de la justice
    • Dans le domaine pénitentiaire 
                          > un nouvel audit sera engagé après la première phase de renforcement des effectifs du centre pénitentiaire de Nouméa ;
                         > un schéma directeur sera défini pour la réfection des locaux ;
                         > les conditions de mise en place d’une équipe de sécurité adaptée vont être déterminées ;
                         > un audit portera aussi sur la prise en charge sanitaire de la population pénale ;
                         > les obstacles réglementaires à la conclusion de travaux d’intérêt généraux (TIG) avec les tribus doivent être levés ;
                         > le projet du centre de détention de Koné sera conduit dans les délais prévus.
    • La protection judiciaire de la jeunesse 
                         > Les actions de formation des personnels de la Protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse de Nouvelle-Calédonie seront renforcées;
                         > les conditions de mise en place d’une « structure éducative contenante » seront définies dans le cadre des assises de l’outre-mer, dédiées au thème de la jeunesse.
    • L’organisation de la  justice
                         > Les conclusions du rapport de l’inspection générale de la Justice seront examinées en vue de déterminer les conditions de l’évolution de l’organisation judiciaire en Nouvelle-Calédonie, sur le fondement des principes de proximité de la justice et de prise en compte des spécificités géographiques, sociales et culturelles de la Nouvelle-Calédonie.

    source

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  • Le jusqu'au-boutisme dure, persiste et signe FLF

    La répression encore et toujours... Pas de solution réelle et constructive ! 
    Le colonisateur renforce les moyens en Kanaky alors qu'en France pompiers, police et autres réclament plus de renforts ! 
    C'est mieux (stratégie oblige) de s'occuper de la "poule aux œufs d'or" que de ses propres enfants, de sa nation ! 
    Le jusqu'au-boutisme dure, persiste et signe FLF..
     
     

    Le politique direct

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  • LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE mon c...

    Regardez comment ces fachos de colons parlent des métropolitains engagés aux cotés du Peuple Kanak

     En toute logique, les européens souvent non natifs qui sont si critiques envers le "régime colonialiste" devraient immédiatement rentrer en Europe, pour agir en cohérence avec leurs propos, puisqu'ils en sont un produit eux mêmes. A moins que la soupe du système soit bonne, même quand on crache dedans.
      
    Résultats de recherche d'images pour « Johnny Etile »
     
    Johnny Etile  FAUT ARRÊTER DE VENIR SEMER LA ZIZANIE EN NOUVELLE-CALÉDONIE .... JUSTE UN SEUL NOM POUR CE GENRE D'ÉNERGUMÈNES : DE LA POURRITURE .... ET CA ON N'EN VEUT PLUS .... !!!!

    Une spéciale dédicace pour tous ces fachos de colons
     

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  • Intervention de LKU à la conférence de presse du RIN le 27/07/17

    onférence de presse du RIN à Nouméa - Kanaky

    Le 27 juillet 2017, le RIN, Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste a tenu sa conférence de presse quant à la marche du mercredi 19 juillet pour l'inscription automatique et sans condition du Peuple Kanak pour le Référendum de 2018. Le but de la marche était d'éclairer la fraude électorale qui a lieu, empêchant un grand nombre de Kanak de pouvoir voter au référendum d'auto-détermination en 2018. Nous dénonçons le manque d'objectivité de l'État, qui est censé permettre à TOUT le Peuple Kanak de participer au référendum pour le droit à l'autodétermination. LE DROIT À L'AUTODÉTERMINATION, CELUI QUI EST CONCERNÉ AVANT QUICONQUE DANS CE PAYS, C'EST CELUI QUI EST COLONISÉ : LE PEUPLE KANAK. Monsieur Louis Kotra Uregei a dénoncé la haine, l'intolérance et les obscénités exprimées sur Facebook par rapport à une jeune exprimant son soutien pour l'indépendance en portant un T-shirt avec l'inscription Kanaky pendant la marche. Monsieur Louis Kotra Uregei a dénoncé un des médias principaux de Calédonie Ensemble : Calédosphere. Ces médias manipulent la vérité en réunissant des images et les déclarations des gens qui ont participé à la marche et la déformation qu'ils dit en prenant leurs déclarations hors contexte. Calédosphere et d'autres médias servent d'appel à l'agitation et installent la peur, déstabilisant ainsi le pays dans une période où le calme et la tolérance de l'autre volonté arrivent à l'importance croissante, menant jusqu'au vote 2018. 

     
    Mr MACRON a dit : "La colonisation est un crime contre l’Humanité."
    Alors ce n'est pas un tee-shirt et le ressenti des  jeunes  qui vont vous choquer messieurs les pro-colonialistes quand même, quand même !!!

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  • Kanaky, enfin libre !

    Les communes de la côte ouest (nouméa, paita, dumbéa, mont-dore, la foa, bourail ...) sont bel et bien des villes fascistes! 
     
    Le vivre ensemble est mort.
     
    Par contre vu que "La colonisation est un crime contre l'Humanité", les colonies sont libres, Kanaky est indépendante et ça c'est une bonne nouvelle, alors les nazillons, il n'y a plus qu'à rentrer chez vous. 
     
     valise en cuir avec des etiquettes

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  • Boycottttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt !!!

    Le Parti Travailliste demande l'inscription automatique et sans condition des Kanak sur la liste référendaire de 2018.

    Louis  Kotra UREGEI, Président du Parti Travailliste : 
    "Nous n'irons pas au référendum si les Kanak ne sont pas inscrits sur la liste référendaire, nous prônons le BOYCOTT.
    Nous n'irons pas à un référendum bidon, à une mascarade de référendum."

     
     Jeudi 23 Mars 2016
    Invité : Louis Kotra Uregeï Président du Parti Travailliste

    Pour réécouter l’interview :  http://www.rrb.nc/l-invite-du-matin

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  • Rock Wamytan sur NCI. Saint Louis, délinquance, responsabilité de l'État colonial.

    L’Invité Politique de NCI : Rock Wamytan, Président du groupe Union Calédonienne (UC) – Front de Libération Nationale Kanak Socialiste (FLNKS) au Congrès de la Nouvelle Calédonie. L’entretien intégral du 16 février 2017 : Saint-Louis, délinquance, responsabilité de l’État colonial. Sans détour, Rock Wamytan répond aux questions de Maxime Le Braz.


    NCI - L’Invité Politique du 16 février 2017... by quenem

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  • Les colons israéliens débarquent dans la colonie de Kanaky

    Ouverture d’un nouveau centre Habad dans l’archipel de Nouvelle- Calédonie Image associée

    Avec une population de plus de 250 000 personnes, le territoire français a maintenant un rabbin qui servira les 250 Juifs vivant sur l’île


     Le mouvement hassidique Habad, qui dirige des centres juifs dans plus de 90 pays, a ouvert une boutique sur une île du Pacifique appartenant à l’archipel de Nouvelle Calédonie, qui compte 250 000 résidents dont 250 Juifs.
     
    Les émissaires du mouvement de l’île, qui est un territoire français, sont les rabbins Menachem et Bassie Sabbach.
    Le rabbin est francophone, ses parents ont été élevés en France.

    Il a grandi à Melbourne, en Australie, située à 2 500 kilomètres au sud-est de son nouveau poste.

    Sabbach est originaire de Manchester, au Royaume Uni, selon un rapport publié sur le site du mouvement concernant l’ouverture du centre Habad là-bas.

    Le couple qui a deux fils de moins de quatre ans, travaillera avec la communauté locale, qui, le jour de Rosh HaShana, a pu organiser un dîner festif comprenant 70 convives, notamment des touristes juifs venus en Calédonie pour ses célèbres plages et sa beauté naturelle.

    Le journal le Monde au mois de décembre avait qualifié l’archipel de ‘paradis naturel intact’.

    La nouvelle Calédonie, qui, en 2014, a reçu approximativement 100 000 touristes, est le 91ème pays où le mouvement ‘Habad aura installé un centre. Ce dernier a ouvert ses portes au mois de janvier.

    De plus, le mouvement ‘Habad, jeudi, a publié un livre. Selon le mouvement cet ouvrage est le point culminant de 15 années de recherches sur la vie de Menachem Mendel Schneerson, le troisième Rebbe de la dynastie Loubavith-Hadad décédé il y a 22 ans à New York à l’âge de 92 ans.
    Intitulé : « Les premières années : Les années de formation du Rebbe », le livre de 550 pages écrit par Boruch Oberlander et Elkanah Shmotkin se base sur des sources primaires et des documents originaux, dont certains qui avaient été oubliés depuis deux décennies et d’archives autres de l’ancienne Union soviétique, a écrit le mouvement Habad au sujet du livre
     
    source 

    Rappel  de la Déclaration de Balfour : #FreePalestine
    La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte datée du et signée par Arthur Balfour, le Foreign Secretary britannique. Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission.
    « Cher Lord Rothschild,
    J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui. 
    Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. 
    Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.
    Arthur James Balfour »
    source

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  • Kanaky : Une nouvelle affaire de meurtre pour les forces de l’ordre ?

    Dans l’une des dernières colonies françaises
    Kanaky (Nouvelle Calédonie). Une nouvelle affaire de meurtre pour les forces de l’ordre ? 

     William Décoiré, un jeune kanak de 23 ans qui s’était évadé de prison avait été tué par balle par la gendarmerie de Nouvelle Calédonie le 29 octobre 2016. Le parquet avait conclu à la légitime défense et classé l’affaire sans suite. Mais la mère de la victime, aidée par ses avocats, vient de porter plainte pour meurtre.
     Georges Camac
     Des circonstances floues
     « Il n’y a pas eu de véritable enquête jusqu’à présent. L’affaire a été traitée à la va-vite, mais on ne tue pas quelqu’un comme ça ! » s’indigne Jacques Loye, l’un des deux avocats de Line Decoiré, la mère du jeune kanak tué le 29 octobre par la gendarmerie. Il est vrai que, pour l’instant, les circonstances de la mort de William Décoiré restent floues. Celui-ci est mort alors qu’il se trouvait au volant d’une camionnette et qu’il était recherché par la police depuis le 12 juin 2015 pour s’être évadé de prison et ne pas avoir respecté une mesure de semi-liberté.
     
    Au cours d’un contrôle routier, un gendarme lui a tiré une balle dans le thorax. Interrogé, ce dernier invoque la légitime défense, expliquant que la voiture lui aurait foncé dessus. Une version démentie par les avocats. Selon eux, William Decoiré n’a pas « foncé » sur un gendarme, mais c’est le gendarme qui « s’est quasiment jeté devant le fourgon » pour l’arrêter. Ils rappellent notamment que la camionnette roulait en marche arrière à ce moment-là. Ils réclament qu’il soit procédé à une nouvelle reconstitution des faits.
     

    La colère de la population kanak

    La mort du jeune homme a suscité beaucoup d’émotion sur le territoire de St-Louis (commune du Mont-Dore) d’où était originaire le jeune homme et provoqué des affrontements avec les gendarmes. Il faut dire que, dans ce territoire colonisé par la France, la présence des forces de l’ordre issues de la métropole, aux méthodes particulièrement brutales, est mal vécue par la population. La prison de « Camp Est » située à Nouméa et dont s’était échappé le jeune homme, est connue pour être la pire prison française.
     
     La pauvreté et la misère sont le lot quotidien de la population kanake de Nouvelle-Calédonie, dont le taux de chômage avoisine les 27%. Régulièrement, la population se révolte face à l’ordre colonial, à l’image des deux grèves générales qui ont eu lieu cet été, sans que jamais l’Etat français ne consente à poser la question du droit à l’autodétermination jusqu’au bout. Il faut dire que la Nouvelle-Calédonie est une base militaire incontournable dans le Pacifique, notamment sur le plan naval et aéronautique, que la France pourrait réquisitionner en cas d’intervention militaire, comme ce fut le cas dans le passé avec les États-Unis. Derrière la mort de ce jeune kanak, au-delà des circonstances précises, c’est en réalité la brutalité de l’ordre colonial français dans l’une de ses dernières colonies qui s’exprime.
     
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  • Kanaky : l’Etat français prêt à tirer sur les jeunes de la Tribu de Saint-Louis !

    A l’aube du référendum d’autodétermination pour l’indépendance de Kanaky (Nouvelle-Calédonie) prévu en 2018, un jeune Kanak, William Décoiré, a été assassiné par un gendarme le 29 octobre 2016. L’affaire a été classée sans suite le mois dernier par la justice bien que le principal témoin nie la légitime défense du gendarme. 
    Lors de l’annonce de la mort de William Décoiré, la jeunesse de la Tribu de St Louis a manifesté sa colère légitime par des blocages de la route traversant la tribu et qui est également l’axe économique reliant la capitale de Nouméa avec le sud du pays.
    De nombreuses arrestations ont lieu depuis et de nombreux jeunes sont envoyés directement au Camp Est, la prison de Nouméa. Malheureusement les médias locaux sont tenus par les loyalistes (pro-français) et une bonne partie de la vérité est camouflée ou modifiée pour leur propre intérêts politiques vu l’échéance de 2018.
    Depuis, la jeunesse de la tribu de St Louis exprime sa colère face à cette injustice et la provocation des interventions de gendarmes se multiplient de jour comme de nuit. Actuellement, le réseau de communication des téléphones fixes et internet est coupé dans certaines maisons.
    Ce week-end, certains jeunes ont tirés sur des véhicules et des gendarmes. Une personne civile a été blessé et 2 gendarmes. 
    Depuis dimanche 29 janvier, l’axe routier est coupé par la gendarmerie, avec VBRG, hélicos, drones, etc.
    Les habitants du Mont-Dore (en grande majorité loyalistes), sont en colère face aux violences de la jeunesse de St Louis et demande l’intervention musclée des forces de gendarmerie. 
    On ne peut que dénoncer la manipulation de l’Etat colonial français, par l’assassinat du jeune Kanak jusqu’à la montée de tension de ces derniers jours pour justifier un 4ème accord politique qui réduirait en miette l’espoir de voir la Kanaky indépendante en 2018.
    Aujourd’hui, mardi 31 janvier 2017, l’Etat colonial a posé, par le biais du Haut Commissariat, un ultimatum complètement disproportionné à la jeunesse de St Louis face aux actes commis. En aucun cas, l’assassinat d’un jeune Kanak est la solution face à de petits délits commis.
    Les jeunes n’ont tué personne. Ces méthodes sont le reflet de la colonisation et de la répression qu’effectue chaque jour l’Etat français en terre Kanak. Le mensonge et le lavage de cerveaux des médias loyalistes locaux ne font qu’augmenter les tensions (cf (1) et (2))

    Les autorités lanceront une opération d’envergure au sein de la tribu qui « se traduira, nécessairement et malheureusement, par des pertes d’un côté ou de l’autre, voire des deux.
    Ce ne sera pas une opération facile à mener. Désormais, les règles d’engagement de la gendarmerie seront différentes. Lorsque la route rouvrira, j’espère le plus tôt possible, la gendarmerie répliquera s’il y a de nouveaux tirs. Ce qui veut dire qu’il y aura des débats. C’est une responsabilité lourde que l’Etat assumera », a annoncé le Haut Commissariat. Sans rédition, les armes risquent de parler à nouveau.

     En 2014 déjà, des affrontements importants avaient eu lieu entre l’Etat et la Tribu, sur fond de conflit avec le groupe minier bresilien Vale, qui exploitait le nickel du sol kanak.

    La plupart des poteaux de lampadaires avaient été sciés, des carcasses de voiture brûlées gisaient en bordure de chaussée. La route de St Louis avaient été bloquée par des barrages sur lesquels jeunes Kanaks et forces de l’Etat s’étaient affrontés toute la nuit. Les gendarmes mobiles et leurs véhicules avaient été la cible de tirs de fusils.

    Le lendemain, des actions avaient eu lieu sur le site de l’usine métallurgique de Vale. L’industriel avait alors chiffré les dégâts à 20 ou 30 millions de dollars US.


    (1) Dans la 1è france tv info, (ici), la parole n’est donnée qu’à la gendarmerie. 
    « C’est la réunion de la dernière chance »… Le ton est grave au Haut-Commissariat après les nouveaux événements de St Louis qui ont fait 3 blessés. Des munitions trafiquées ont été utilisées. L’Etat organise une nouvelle rencontre décisive avec les coutumiers demain.
    (2) Dans “les Nouvelles calédonniennes” (ici), idem …
    L’Etat lance un ultimatum aux tireurs embusqués à Saint-Louis
    Le sang a encore coulé aux abords de la tribu. Et la RP1 risque d’être fermée plusieurs jours. Les autorités donnent moins d’une semaine aux tireurs pour se rendre avant de lancer une opération d’envergure.
     

     

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  • Kanaky : Le Parti travailliste hausse le ton

    Le parti conditionne sa participation au scrutin d’autodétermination, à la demande d’inscription automatique des Kanak sur la liste référendaire.

     

     

    « Maintenant, il faudrait que les Kanak aillent s’inscrire pour se prononcer sur l’avenir… Mais que devient leur position de colonisés ? » a argué Louis Kotra Uregei au congrès. Photo Yann Mainguet

     
     
     

    Crée le 21.11.2016

     

     

    Le discours d’ouverture avait posé le tempo. Appuyé, sans détour. Les décisions du VIIe congrès du Parti travailliste, concocté ce week-end Vallée-du-Tir à Nouméa, confirment l’orientation, pressentie avec le slogan de l’événement : « 2018 : notre rendez-vous avec l’histoire ! » Tout d’abord, sans surprise,
    « on rejette tout nouvel accord » indique Louis Kotra Uregei, président réélu de l’organisation indépendantiste.
    Une condition de participation au scrutin d'autodétermination est ensuite avancée. « Nous revendiquons l’inscription automatique et sans condition de tous les Kanak, de statut coutumier ou non », sur la liste référendaire. Apparaît ici « un préalable ». Si cette requête est écartée, « pourquoi irions-nous à ce référendum ? » avait lancé, en début de congrès, le leader du mouvement, à ses adhérents. Autrement dit, la grogne monte d’un cran.

     

    « Tourner la page »
    Cette demande d’inscription systématique des Kanak est portée par le Rassemblement des indépendantistes et nationalistes (RIN) dont des militants du Parti travailliste sont membres. Dans le prolongement de la marche du 26 octobre dernier, le collectif entend préparer une nouvelle mobilisation avant la fin de l’année. Et une troisième résolution a été adoptée, pour le court terme, cette fois, Vallée-du-Tir. « Nous avons décidé de ne pas participer aux élections nationales, présidentielle et législatives » en mai et juin 2017, souligne LKU. C’est-à-dire, pas de soutien, pas de candidats, et pas de vote. Rien. Pour le président du parti, « nous sommes axés essentiellement maintenant sur 2018. Il nous appartient de rester cohérents. On veut aujourd’hui tourner la page de la relation coloniale avec la France ». Ce choix de faire l’impasse sur les rendez-vous nationaux, tout comme la demande d’inscription systématique des Kanak sur la liste référendaire, rejoint une motion analogue de l’Union calédonienne, prise le week-end précédent à Houaïlou. L’exact écho. Le Parti travailliste n’a jamais caché sa proximité de pensée avec l’UC sur des sujets politiques. D’ailleurs, Louis Kotra Uregei et Marie-Pierre Goyetche siègent dans le même groupe au Congrès, l’UC-FLNKS et nationalistes, que les collègues du plus vieux mouvement calédonien. Une grosse différence s’impose néanmoins : la formation pilotée par Daniel Goa est une des composantes du FLNKS, contrairement au Parti travailliste. Le patron du PT n’a pas été tendre samedi matin à l’égard du Front. Une coalition « instrumentalisé(e) par certains responsables politiques. Le FLNKS n'est plus véritablement représentatif de la volonté politique des Kanak ». La perspective de l’échéance de 2018 va accentuer les positions des uns et des autres. Un contexte propice à des rapprochements peut-être plus structurés.

     

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  • Louis Kotra UREGEI réélu à l'unanimité Président du Parti Travailliste

    7e congrès du Parti Travailliste : « 2018, notre rendez-vous avec l’histoire »

     
     


    Le congrès du parti Travailliste, a lieu ce week-end, au siège de l’USTKE, à la Vallée du Tir. 
    Une coutume a eu lieu vendredi soir avant ces deux jours de travaux, ce samedi et demain.
    Au programme, le bilan et la sortie de l’Accord de Nouméa et l’après-2018, sur le thème « nouvel accord, ou pas » ?


    Louis Kotra Uregei n’a pas approuvé les conclusions des derniers comités des signataires.
    Il dénonce un FLNKS : "instrumentalisé par certains, et qui ne représente plus la volonté politique des kanak".
    Par ailleurs, le parti Travailliste demande l’inscription automatique et sans condition de tous les Kanak pour le référendum de 2018.
     
    Louis Kotra Uregei, leader du parti Travailliste
    Des propos receuillis par Brigitte Whaap et José Solia

    LKU Histoire  


      source

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  • VII Congrès Parti Travailliste à Nouméa les 18-19-20 novembre 2016

     

    • Pour des raisons exceptionnelles de dernière minute, le VIIème Congrès du Parti Travailliste, initialement prévu dans la région de de La Foa en pays Xârâcùù, aura lieu finalement à Nouméa en pays Drubea-Kapumë, du vendredi 18 novembre au dimanche 20 novembre prochains. Ce congrès sera placé sous ce slogan porteur : " 2018, notre Rendez-Vous avec l'Histoire ! "
    • Les congressistes sont convoqués ce vendredi 18 novembre, à partir de 15 heures, au "Charley"/USTKE (Vallée-du-Tir), pour prendre possession de leurs badges, le dossier de ce congrès, et attendre sur place pour la cérémonie coutumière. L'office religieux est prévu à 18 heures avant d'avoir une information générale sur le déroulement du congrès. Et le souper sera servi vers 20 heures.
    •  
    • Programme détaillé 
    • Vendredi 18/11/16, à partir de 15 heures : Arrivée et accueil des congressistes au "Charley" (Vallée-du-Tir), remise des badges + dossier "VIIème congrès du P.T". A 18 heures : cérémonie coutumière, office religieux (Pasteur Wakira Wakaine, président de l'EPKNC), information générales sur le congrès (travaux, restauration, staff secrétariat ...), souper.
    • Samedi 19/11/16, dès 06 h 30 : Petit-déjeuner, et poursuite des remises des badges + dossier de ce congrès. 
    • 08 h 30 : Discours d'ouverture du Président du Parti Travailliste, rapport des structures du Parti (comités communaux), rapport sur l'administration du parti, la communication, les activités des femmes, le travail de la CPC, le "Groupe UC-FLNKS et Nationalistes", le FIP. 
    • 12 h 00 : Déjeuner
    • 14  h 00 : Présentation de la synthèse des rapports
    • Travaux en atelier par thèmes : 1/ Sortie de l'ADN (Référendum d'autodétermination, liste électorale et inscription automatique des kanak, conclusions du dernier Comité des signataires), 2/ Bilan de l'ADN (économique/KNS et situation minière, social/problématique de la "délinquance, ou la jeunesse kanak en révolte", culturel et politique), 3/ L'après 2018  : nouvel accord politique ? ou pas ?, 4/ Le RIN, une nouvelle offre politique majeure ?, 5/ Le Parti : bilan - structures de gouvernance ...
    • 19 h 00 : Souper
    • 20 h 00 : Poursuite des travaux en atelier, rédaction des rapports + motions ... 
    • Dimanche 20/11/16, à partir de 06 h 30 : Petit-déjeuner
    • 07 h 30 : Session administrative : bilan du Président sur la gestion du Parti - rapport financier et approbation ; rapport des 4 ateliers - vote des motions ; élections des instances directionnelles du Parti ; discours de clôture (fin des travaux du VIIème congrès) ; cérémonie coutumlière (clôture/aurevoirs)
    • 12 h 00 : Déjeuner. 
    •  
    • Convocation adressée aux : Membres du Bureau Politique, délégués des bureaux des comités communaux (autres que les membres du B.P), élus (communes, provinces), et à tous les adhérents du Parti à jour des cotisations. 

    Communiqué médias (2).pdf

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  • Kanaky : Nous demandons l'inscription d'office des Kanak sur la liste référendaire de 2018

    Les élus Indépendantistes à la marche du 26/10/2016

    dont Mr Louis Kotra UREGEI, Président du Parti Travailliste 

    • Le Parti Travailliste appelle l'ensemble de ses adhérents et sympathisants, à se mobiliser massivement le mercredi 26 octobre 2016 au Mwa Ka à l'appel du Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste, pour l'exigence de l'inscription automatique sans condition de tous les kanak sur la liste spéciale pour le référendum de sortie de l'Accord en 2018.
    • Tandis que le fraude légalisée sur les listes se poursuit dans les communes du Grand Nouméa pour l'inscription des nouveaux arrivants dans le pays, le nombre de kanak n'étant pas présent sur la liste référendaire est d'environ 25 000, ce qui est absolument inacceptable. Ce chiffre est le résultat du croisement entre la liste électorale générale et la liste de l'état-civil coutumier.
    • Le référendum de sortie est la consultation pour savoir si le pays doit accéder à son indépendance ou continuer à rester sous domination coloniale française. Il appartient donc en premier lieu au Peuple autochtone, peuple Kanak, peuple colonisé de ce pays, de se prononcer sur cet avenir et il n'est pas concevable que des milliers de kanak ne soient pas inscrits. 
    • Il est hors de question d'accepter ça alors tous ensemble le mercredi 26 octobre à partir de 11 heures au Mwa Ka pour crier haut et fort notre exigence, et que ce cri résonne jusqu'au prochain Comité des Signataires qui se tiendra le 07 novembre prochain.
    • Les militants et sympathisants qui ne pourraient se déplacer pour venir à Nouméa sont invités à se mobiliser sur place aux Iles Loyautés, aux Bélep et à l'Ile des Pins avec les autres structures indépendantistes.  
    • Pour le Bureau Politique du P.T Le Président, Louis Kotra Uregei 

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  • Propagande diffamatoire des médias d'opinion Français en Kanaky

    On n'a pas trop envie de venir en vacances en Kanaky, quand on voit ce reportage tourné par les colons surtout avec ces méchants noirs ! Mais heureusement il y a les gentils blancs pour sauver le pays. La délinquance est dix fois pire à Paris ou à Los Angeles et pourtant on a plus envie d'aller là-bas !
    Les gentils blancs ont par le passé génocidé les Kanak, violé spolié, torturé, assassiné et continuent de piller le nickel, de polluer le lagon, l'air, de voler l'argent avec leurs magouilles ... de créer de l’apartheid social .... de la discrimination, du racisme ... mais ce sont eux les gentils !!!
     
    Comme d'ailleurs en Palestine où les israéliens volent un peu plus chaque jour la terre des Palestiniens dans l'indifférence totale mais ce sont eux les "terroristes", alors qu'ils ne sont que de simples RÉSISTANTS.
     
    Et c'est la que la phrase de Malcom X prend toute son importance : 
     
    « Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment. »

     

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  • Kanaky : MOTION de l'UC sur LISTES SPÉCIALES CONSULTATIONS

    CONGRÈS EXTRAORDINAIRE
    DU MOUVEMENT D’UNION CALÉDONIENNE
    25 juin 2016 - Tribu de Ouamboa
    Kaala-Gomen


    MOTION LISTES SPÉCIALES CONSULTATIONS
    Réunie en Congrès extraordinaire le 25 Juin à Ouamboa, Kaala-Gomen, l’Union
    Calédonienne, réaffirme que l’Accord de Nouméa, processus de décolonisation, doit être mené jusqu’à son terme. En ce sens et dans la droite ligne des propositions émises et des positions affichées sur le dossier du corps électoral, l’Union Calédonienne réaffirme :


    — Au titre de la Charte des Nations Unies de 1945 qui affirme le Droit des Peuples à
    disposer d’eux-mêmes,


    — Au titre de la résolution 15/14 de l’Assemblée Générale de l’ONU du 14 Décembre
    1960 concernant la Déclaration sur l’octroi de l’Indépendance aux peuples coloniaux, que la question de l’inscription des kanak sur la liste spéciale consultation ne doit pas se poser, et exige, que tous les kanak soient inscrits d’office sur cette liste, en vue de la consultation portant sur les transferts des compétences régaliennes, sur l’accès de la Nouvelle-Calédonie à un statut de pleine souveraineté et le passage de la citoyenneté à la nationalité.

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  • Kanaky : L’Onu a observé… et jugé

    Rapport de la mission ONU : 05/2016

    ...

    6  CONCLUSIONS
    Le processus d’établissement et de révision des listes électorales spéciales pour l’élection des membres du Congrès et des assemblées de provinces (LESP) s’est déroulé dans un climat politique empreint de méfiance. La mission a cependant constaté que, en dehors du Grand Nouméa, les travaux se sont déroulés sereinement.
    La mission a également relevé des éléments de transparence dans le déroulement des travaux. Il en est ainsi de :
    - l’accès aux documents qui composent le dossier et au fichier de la LEG 1998 ; ce qui mettait les membres de la CAS au même niveau de l’information pour décider en connaissance de cause. En effet, chaque membre de la CAS pouvait, sans entrave, consulter les pièces versées au dossier et suivre le processus de consultation de la base des données ;
    Cette préoccupation a été développée dans le chapitre des « faits saillants »
     la disponibilité constante de l’Etat à accéder aux demandes d’informations de la mission d’experts, ainsi que celle du Tribunal à l’occasion de la phase du contentieux.
    Au sein des CAS, la décision par vote était généralement la conséquence d’un désaccord qui procédait :
    - d’une appréciation divergente des dispositions légales applicables ; notamment concernant les bases de maintien ou radiation des électeurs relevant du statut du litige électoral.
    - des postures partisanes des membres ; ce qui mettait parfois à mal la vocation technique et administrative de la Commission administrative spéciale.
    On constate par ailleurs une jurisprudence non constante des CAS, qui peut s’expliquer par les mêmes
    raisons soulignées ci-dessus ou au nom de la « connaissance commune de l’électeur ».
    Enfin, la documentation en amont des dossiers des jeunes majeurs proposés à l’inscription d’office par les informations relatives à leur filiation et au domicile parental pourrait influencer positivement
    l’inscription de cette catégorie d’électeurs et renforcer la confiance dans les services impliqués dans l’administration électorale.


    7 RECOMMANDATIONS
    Tenant compte du contexte politique et social en Nouvelle-Calédonie, et de la persistance de divergences des vues au niveau de l’établissement des listes électorales, le président de la mission d’experts formule les recommandations suivantes :
    i. L’organisation, par l’Etat, d’une campagne d’inscription de proximité sur les listes électorales avec l’appui administratif des communes chargées, au nom de l’Etat, de la tenue des listes électorales et avec le soutien politique des acteurs politiques, institutionnels et coutumiers. Cette opération, qui devrait se tenir avant la révision annuelle des LESP et des LESC prévue en 2017, permettrait également la documentation des dossiers des citoyens éligibles à l’inscription sur la LESP. Elle aura
    ainsi vocation à:

    i) inscrire sur la LEG tous les ayants droits;

    ii) clarifier le statut des personnes actuellement admises au tableau annexe de la LESP;

    iii) documenter les dossiers des électeurs éligibles au statut des recommandés à l’inscription d’office sur la LESC. Au total, l’organisation concertée de cette campagne de proximité permettra de renforcer l’inclusion et la confiance des parties prenantes au processus électoral. Les modalités de cette campagne qui seront définies d’accord parties, devront être conformes aux prescriptions légales et jurisprudentielles : demandes déposées en personne par les intéressés ou par un tiers dûment mandaté (procuration sur papier libre indiquant les noms du ou des mandats et du mandataire)  dans les mairies et leurs annexes, incluant le cas échéant, des bus mobiles, des stands, etc., à l’exclusion de toute procédure consistant à recueillir les demandes d’inscription au domicile des électeurs.
    ii. La promotion de la fonction strictement administrative des mairies et le traitement équitable des administrés. A cet effet, les mairies sont encouragées à: i) s’impliquer davantage et de manière équitable dans les travaux préparatoires de constitution des dossiers proposés à l’inscription d’office (jeunes majeurs) et, d’autre part, dans l’accompagnement des administrés de la commune pour la documentation de leurs dossiers de demande d’inscription ;

    ii) sensibiliser leurs délégués dans les CAS à la nécessité de participer aux travaux de celles-ci avec impartialité.
    iii. La promotion du droit à la communication des procès-verbaux des CAS et de l’effectivité du droit de
    recours. A cet effet, en conformité avec les décisions de la CADA, et pour prévenir des obstacles administratifs, les mairies peuvent autoriser, en amont de la tenue des CAS, les magistrats-présidents à communiquer les procès-verbaux aux membres de la CAS qui en font la demande; et, en dehors de 40 Circulaire ministérielle n° NOR/INTA 1317573C du 25 juillet 2013 la période de fonctionnement des CAS, prendre les dispositions pratiques au niveau de leurs services pour garantir le libre accès aux procès-verbaux.
    iv. L’étude de la faisabilité, d’un point de vue juridique et technique, permettant de générer un identifiant unique par lequel est réalisé une identification transversale de l’électeur à travers les fichiers additionnels mis à contribution pour le traitement automatisé de données personnelles,
    détenus en l’occurrence par: i) la Caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs de la Nouvelle-Calédonie (CAFAT) ;

    ii) la direction des services fiscaux de la Nouvelle-Calédonie ;

    iii) la mutuelle des fonctionnaires de la Nouvelle-Calédonie ; i

    v) le vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie ;

    v) la direction des finances publiques de la Nouvelle-Calédonie.
    v. Le respect strict des délais réglementaires pour l’examen des demandes, aussi bien à la suite des investigations diligentées par les CAS pendant la période d’inscription que dans la phase du recours gracieux, afin de prévenir d’éventuels cas de forclusion.
    vi. L’initiation par les CAS des investigations approfondies pour pourvoir les dossiers des jeunes majeurs des informations manquantes, en interrogeant la base des données mises à leur disposition par les « autorités gestionnaires du fichier du recensement établi en application du code du service national et des fichiers des organismes servant les prestations de base des régimes obligatoires
    d’assurance maladie », ou encore par une réquisition d’informations auprès des autorités coutumières

    Journal local : LNC : L’Onu a observé… et jugé

    Publié le vendredi 10 juin 2016 à 03H00

    Les experts des Nations unies ont livré leur verdict sur la révision des listes spéciales. Et s’ils ont souligné la transparence du processus, ils n’en ont pas moins noté quelques faits gênants. Ils livrent leurs recommandations pour 2017.

    Les experts de l’Onu ont souligné qu’ils avaient pu avoir accès à tous les documents  souhaités. Ils ont observé de près le travail des commissions administratives spéciales.

    Les experts de l’Onu ont souligné qu’ils avaient pu avoir accès à tous les documents souhaités. Ils ont observé de près le travail des commissions administratives spéciales.

    «Le processus d’établissement et de révision des listes électorales spéciales pour l’élection des membres du Congrès et des assemblées de provinces s’est déroulé dans un climat politique empreint de méfiance ». C’est en ces termes que Flavien Misoni Mbayahe, le président du groupe d’experts de l’Onu, entame les conclusions du rapport, rendu public hier, sur l’observation du travail des commissions administratives spéciales (CAS).

     

    Transparence du processus

    Rappelons que ces CAS avaient pour mission de trancher le cas des électeurs passibles de radiation, selon une liste établie par « l’expert de confiance »*, Ferdinand Melin-Soucramanien, et de procéder à la révision ordinaire de cette liste spéciale.

    Les experts de l’Onu ont tout d’abord salué la transparence du processus tant pour les membres des CAS, qui ont eu accès sans entrave à tous les documents qu’ils souhaitaient consulter, que pour eux-mêmes grâce à « la disponibilité constante de l’État à accéder aux demandes d’informations, ainsi que celle du tribunal à l’occasion de la phase du contentieux ».

    Le rapport fait ensuite ressortir des « faits saillants ». Le premier pose clairement le problème de l’appréciation juridictionnelle en évoquant le désaccord entre le juge, qui a réaffirmé le principe légal, et le compromis trouvé lors du Comité des signataires de février dernier. Cette affaire avait donné lieu à un recours de l’État que la cour de cassation devra trancher. Les autres remarques concernent essentiellement des points techniques et des problèmes de délais qui concernent peu de personnes.

     

    Vers Une campagne d’inscriptions ?

    Au chapitre « observations générales », les experts ont souligné la légèreté des preuves qui ont été, dans de rares cas, acceptées pour prouver la résidence avant 1998 en Calédonie (simple article de journal, attestation médicale). L’influence de la composition des CAS sur le travail de révision des listes a aussi été mise en avant : « des coalitions plus ou moins informelles qui se forment parfois entre l’un des représentants des électeurs et le représentant de la mairie ».

    Au final, les experts de l’Onu préconisent l’organisation par l’Etat, avant la révision des listes de 2017, d’« une campagne d’inscription de proximité sur les listes électorales avec l’appui administratif des communes ». Des bus mobiles, des stands ou autres moyens pourraient être utilisés « à l’exclusion de toute procédure consistant à recueillir les demandes d’inscription au domicile des électeurs ».

    Ils demandent aussi aux mairies de rester strictement dans leur rôle administratif, aux magistrats présidents des CAS de communiquer leurs procès-verbaux, et aux CAS de respecter totalement les délais réglementaires pour l’examen des demandes.

    Ils espèrent enfin voir les CAS réaliser des investigations approfondies grâce aux fichiers du recensement, des organismes gérant l’assurance maladie, voire par une « réquisition d’informations auprès des autorités coutumières ».

    olivier.poisson@lnc.nc

    * Ferdinand Melin-Soucramanien est « l’expert de confiance » nommé par l’État à la suite du Comité des signataires du 4 février.

    La notoriété, ça aide

    « L’institution du critère de connaissance commune » est un point dénoncé par les experts de l’Onu.

    Ils s’expliquent : « Dans de nombreux cas, les électeurs requérants dont les dossiers sont examinés sont personnellement connus de l’un ou de plusieurs des membres de la commission administrative spéciale, qui plaident parfois en faveur des intéressés ou se proposent de prendre contact avec eux pour apporter d’éventuels compléments d’information nécessaires. La notoriété de l’électeur concerné peut ainsi conduire à une certaine indulgence, avec parfois un effet sur le principe d’égalité de traitement entre électeurs ».

     

    source

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  • Jeunes en Calédonie : c’est quoi être indépendant ?

    L’île du Pacifique, suite à l’accord de Nouméa signée en 1998, poursuit un processus inédit de décolonisation. Le référendum sur l’autodétermination en 2018 est attendu, notamment par la jeunesse qui veut croire à un autre « destin commun ».
    La Nouvelle-Calédonie, c’est ce territoire français à l’autre bout du monde, dont les médias français parlent peu. Pourtant, il y a quelques semaines, Manuel Valls était en visite sur l’île pour gérer la crise du nickel, dont ce territoire est le 5° producteur mondial, mais aussi pour évoquer l’avenir du pays, qui doit trancher en théorie la question de son indépendance par référendum en 2018.
    Derrière la carte postale, l’eau paisible et les fantasmes d’expatriés, ce point sur la carte au milieu du Pacifique sud est avant tout, pour qui veut bien s’y pencher, un laboratoire contemporain de la décolonisation. Marqué par des événements violents dans une période encore récente – l’assaut meurtrier de la grotte d’Ouvéa, point culminant de ceux-ci en 1988, a fait l’objet d’un film essentiel et contesté de Mathieu Kassovitz, L’ordre et la morale –, la Nouvelle-Calédonie trace depuis presque 30 ans un chemin original vers son indépendance. Un chemin qui dit beaucoup sur le passé – et le présent – colonial français, mais pas seulement.
    Dans un contexte politique structuré par l’opposition entre indépendantistes kanak et loyalistes partisans de la Nouvelle-Calédonie française, une nouvelle génération émerge et tente de dépasser les clivages politiques traditionnels. Par leurs engagements, de jeunes personnalités, en grande partie issues du milieu artistique, expriment dans des formes nouvelles la revendication d’indépendance. Et nous aident à poser une question fondamentale pour les nouvelles générations du monde entier : c’est quoi, être indépendant ?
    Prendre la parole
    Bâti sur le traumatisme des « événements » des années 80 et le pacte entre deux camps, le discours officiel sur l’avenir du pays rencontre aujourd’hui de timides remises en cause. Dans la Nouvelle-Calédonie de 2016, quelle est la réalité du « Destin commun », cette formule empruntée au leader historique Jean-Marie Tjibaou, assassiné en 1989, et dont les mots continuent de fédérer le monde politique calédonien ?
    DSC00128.resizedSur ce débat sensible et « présent dans tous les esprits, dans toutes les discussions », l’urgence de donner un contenu concret à l’avenir indépendant du pays se confronte à la difficulté à faire émerger une parole… indépendante. Un paradoxe souligné par Pablow, jeune militant du collectif MaintenantCnous, qui mobilise la jeunesse dans la perspective du référendum. « Le débat est toujours sensible, on en parle pas avec tout le monde… Les échéances politiques qui arrivent [ndlr : le référendum de 2018] sont très importantes pour nous. Le problème en Calédonie, c’est que peu de jeunes sont politisés ou s’intéressent à la vie politique. Il y a encore le sentiment que tout ça appartient à nos vieux. C’est eux qui ont tout fait. »
    En mettant des mots sur la difficulté de prendre la parole politiquement, les nouvelles générations expriment une forme de complexe à l’égard des « vieux » qui ont mené les premiers combats indépendantistes et opposé les intérêts du peuple autochtone à l’Etat colonial. En Nouvelle-Calédonie, le débat politique est structuré par la question de l’indépendance, avec l’opposition entre le FLNKS (Indépendantiste Kanak) et le RPCR (Pour le maintien dans la République Française) ; très tôt, chacun est conduit à se positionner de manière claire et tranchée sur une situation pourtant complexe. D’une certaine manière, les nouvelles générations calédoniennes se trouvent coincées entre le regard institutionnel et le regard des « vieux », entendu comme celui des autorités coutumières reconnues par les Accords de Nouméa (1998).
    Cet effet de génération est renforcé par la coutume Kanak, qui accorde une grande autorité à la parole des anciens, difficilement contestable par les jeunes. Aïlé, jeune kanak engagé dans la vie culturelle et citoyenne, exprime cette difficulté : « Oui la jeunesse Calédonienne est stigmatisée ! Et pour moi jeune kanak, c’est d’autant plus difficile d’être entendu par mes pères… Être catégorisé part nos vieux, c’est là le plus effrayant… ». Pour Simane, militant et artiste, « la jeunesse est perdue ». Entre besoin de reconnaissance des anciennes générations et tentative de définition d’une identité kanak contemporaine, la jeunesse autochtone peine à trouver sa place dans un ordre politique écrasé par les camps hérités des accords.
    Deux camps opposés, mais qui répètent inlassablement le mot d’ordre du « Destin commun » pour la population calédonienne. Un slogan qui rentre aujourd’hui de plus en plus en contradiction avec la réalité vécue par une grande partie de la jeunesse. L’exclusion, les inégalités scolaires et les difficultés sociales nourrissent une forme d’opposition à ce qui est ressenti comme une incantation hypocrite. Le long des discussions sur le sujet en Calédonie, on est marqué par l’analogie avec la manière dont sont reçus, notamment dans les quartiers populaires français, les slogans républicains (« liberté, égalité, fraternité », « les mêmes droits pour tous » etc.) : des mots vidés de leur sens, auxquels ne croient plus que ceux qui les prononcent : « Ils disent destin commun, mais c’est des mensonges tout ça. Il n’y a rien de commun parce qu’il n’y a rien pour nous » crache désabusé le jeune Waté, qui a grandi entre un quartier populaire de Nouméa et sa tribu d’origine.
    Waté, à l’image de nombreux jeunes kanak, est farouchement indépendantiste. Comme lui, beaucoup de jeunes qui ont terminé leurs études font l’aller-retour entre la ville et « la brousse », faute d’emploi stable. Malgré les dispositions légales censées favoriser l’intégration économique de la population locale dans certains secteurs, le marché du travail reste relativement fermé à une partie de la jeunesse. Cette dernière se trouve depuis quelques années la cible d’un discours médiatique et politique très violent à son encontre : « en crise », « inadaptée », « violente »… Mélangeant ainsi dans la même catégorie comportements délinquants, révoltes sociales et revendications politiques. Certains chercheurs y retrouvent le discours employé il y a quelques décennies par les autorités coloniales à l’encontre du peuple kanak dans son ensemble ; d’autres observateurs relèvent un vocabulaire et des qualificatifs qui rappellent étrangement, là encore, le traitement de la jeunesse des quartiers populaires en métropole. Vous avez dit décolonisation ?
    Ressemblances
    « J’parle pas, je pense politique ». Par cette punchline qui en dit long, le jeune rappeur Kovi Tama évoque une difficulté pour la jeunesse de prendre ouvertement position dans des débats considérés comme « réservés à ceux calés en politique ». C’est contre cette situation que se dresse aujourd’hui une partie de la jeunesse urbaine, à travers des mobilisations diverses qui remettent en cause les cadres du militantisme traditionnel.
    DSC00126.resizedEn 2012, le collectif « La tribu dans la ville » a installé pendant 52 jours un espace de vie et de débat en plein centre-ville de Nouméa – sorte de « Nuit Debout Kanak » avant l’heure–, avant d’être expulsé par le commun accord de la ville de Nouméa et des autorités coutumières. Un mot d’ordre a alors émergé, adressé à la société calédonienne dans son ensemble : « Nous ne sommes pas des délinquants ! ». Parallèlement, de jeunes personnalités ont lancé en 2015 le collectif « MaintenantCnous » avec l’objectif proclamé de « sonder réellement la jeunesse du pays » en ouvrant des espaces de réflexion sur l’avenir du pays – débat qu’ils considèrent aujourd’hui confisqué par les partis traditionnels. Le collectif revendique de ne prendre position pour « aucun des deux camps ». Pablow abonde : « Les partis politiques calédoniens sont des vieilles familles qui sentent la poussière, peu enclin à l’ouverture et marquées par des drames familiaux internes. La quasi-totalité de ceux-là sont issus d’une période que tout le monde veut oublier ».
    Sous des formes différentes, ces espaces politiques atypiques en Nouvelle-Calédonie portent la même exigence : celle de faire entendre une troisième voix nécessaire dans la construction de l’indépendance. A de nombreux égards, ces initiatives font écho à la remise en cause actuelle des cadres traditionnels de l’engagement politique en métropole. La Nuit Debout ou encore les listes indépendantes qui ont émergé dans les banlieues françaises ces dernières années en sont une expression marquante.
    Pour cette nouvelle génération militante, l’héritage des leaders politiques et intellectuels du mouvement indépendantiste continue de constituer la référence. Pourtant, ils formalisent de plus en plus le défi d’un renouvellement du discours indépendantiste qui ralliera les lignes diverses de ce dernier, de la plus dure à la plus indécise.
    A l’image du collectif « Yen a Marre » au Sénégal, de jeunes leaders utilisent la voie artistique pour prendre position. Aux notes du Kaneka, mouvement musical kanak engagé et inspiré du reggae jamaïcain, s’ajoute aujourd’hui les gestes et les mots du mouvement Hip-Hop, vivier de jeunes militants qui veulent se mêler de l’avenir du pays. Parmi leurs exigences : la prise en compte du métissage de la population qui selon Jonathan « remet en cause les appartenances culturelles et communautaires classiques ». Pablow poursuit : « Tout le monde est métissé aujourd’hui en Calédonie. De par le sang et de par l’esprit. L’espoir se situe là et nulle part ailleurs. Le mélange des communautés fera naitre une nation unie, un langage propre, une culture à part entière ».
    DSC00130.resizedLe groupe mélangé des danseurs du « Resurrection Crew » a d’ailleurs représenté la Nouvelle-Calédonie avec le drapeau Kanak à l’édition 2016 du Festival des Arts du Pacifique, sur l’île de Guam (archipel des îles Marianne). Comme un défi aux tensions communautaires qui agitent parfois les nombreuses ethnies présentes sur l’île, Kovi Tama, lui-même métis, a fondé avec deux autres artistes le groupe « Pacifika Hood » : « La peur, les a priori… C’est une minorité. On veut montrer que le Pacifique, c’est une famille ». Simane va plus loin : « Trop de métis se sentent obligés de prendre partie au lieu de prendre ces mondes différents comme une force, non comme un choix ».
    Très actifs notamment sur les réseaux sociaux, Aïlé, Simane et Pablow s’interrogent : « Aujourd’hui, la jeunesse étale un peu partout son avis. Mais est-il entendu et accepté ? (…) Où sont les endroits où on peut s’exprimer réellement, formuler des demandes aux institutions ? ». A un an et demi d’une consultation populaire qui ressemble par instants à un saut dans l’inconnu, on est saisi d’un doute : la société calédonienne est-elle prête ?
    L’espoir réside sans doute dans cette jeunesse qui veut se confronter à ce moment démocratique unique dans l’histoire de la décolonisation. Pour évoquer l’avenir, les mots de Pablow sont sans équivoques : « Personne ne m’attend ailleurs. Ici on construit un pays. Notre pays. Je veux participer à ce travail. Apporter ma petite pierre à l’édifice ». Fragile ou non, l’indépendance n’attend pas.
    Ulysse Rabaté 

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  • Kanaky : Marche du 1 er mai 2016 et valls qui est sur le teritoire ...

    Soyons tous solidaires plus que jamais pour ce 1er Mai 2016 !

     
     

    Le thème principal des 1er Mai demeure la fête de tous les travailleurs et l’USTKE est la seule organisation syndicale sur le territoire à commémorer tous les ans comme il se doit cette journée internationale de lutte et de solidarité des travailleurs.
    C’est aussi l’occasion de se souvenir que tous les acquis sociaux pour le bien des travailleurs et pour la dignité humaine de par le Monde, ont nécessité la solidarité, la mobilisation et la lutte de la classe ouvrière.
    C’est également un moment pour rendre hommage à ces générations de travailleurs qui nous ont précédés et auxquels nous devons l’essentiel des acquis qui sont les nôtres aujourd’hui. Nous avons le devoir de préserver cet héritage.
    La lutte s’est faite, et se fait encore dans la difficulté, du fait de l’oppression d’un système qui invente et réinvente des mécanismes d’exploitation de l’homme par l’homme, toujours aussi vicieuse, pour inlassablement essayer d’anéantir la résistance que nous représentons, nous syndicalistes et révolutionnaires dans l’âme pour une meilleure équité sociale.
    L’USTKE s’inscrit comme le seul syndicat, qui œuvre dans cette perspective d’éradiquer ce système capitaliste avec son projet de société, pour donner à l’homme la vision que d’autres Mondes sont possibles.
    Avant de parler, Vie chère, Fiscalité, TGC et autres …
    Le rééquilibrage pour l’accès des jeunes KANAK aux postes à responsabilité dans ce monde Calédonien du travail en plein essor, demeure la bataille fondamentale, le droit légitime qu’il faut faire valoir dans tout le PAYS, au-delà de ses frontières et dans toute la classe politique et socio-économique, néocalédonienne.
    Thème renforcé et revendiqué haut et fort au lendemain de notre congrès de Drehu, Lifou 2015 qui a fait l’objet d’une motion proposant notamment une journée de mobilisation centrée sur cette problématique.
    Force est de constater que les politiques de formation et d’emploi en matière de rééquilibrage sont un échec alors que se profile la première consultation référendaire pour l’accès du Pays à la pleine souveraineté prévue fin 2018.
    Les injustices sociales envers le peuple Kanak et plus particulièrement les jeunes n’ont fait qu’empirer. L’apartheid social peut se vérifier chaque jour. Nos jeunes sont laissés pour compte et croupissent au Camp Est au lieu d’être au travail.
    Les kanak diplômés sont écartés des postes à responsabilité sous prétexte de l’inexpérience ou de leur jeunesse. Voilà le bilan de l’Accord de Nouméa !!
    Aujourd’hui encore, l’USTKE réaffirme son engagement pour l’accession à la pleine souveraineté de KANAKY et apporte son soutien au Mouvement Nationaliste Kanak dans sa démarche à dénoncer la fraude électorale organisée et légalisée pour faire capoter le référendum de 2018. Des flux migratoires incessants, des inscriptions à volonté sur les listes électorales….
    Voilà encore le bilan de l’accord de Nouméa !!!
    Travailleurs, mobilisons-nous pour donner un sens à la justice sociale et au destin commun.
    En cette terre de KANAKY, l’USTKE appelle ses adhérents, ses militants, la population pour la traditionnelle marche du 1er Mai dans les rues de Nouméa.
    Soyons nombreux pour se souvenir ensemble des sacrifices consentis par les Anciens et se rappeler que l’exploitation existe aussi dans notre Pays et que le combat pour l’émancipation des travailleurs reste plus que jamais d’actualité.

    Rendez-vous à 07h30 devant le siège de l’USTKE-Vallée du Tir.
    Après-midi festif autour d’un plateau musical et restauration sur place jusqu’à 20 heures.

    Le Bureau Confédéral
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  • Louis Kotra Uregei tacle le FLNKS

    « Je dénonce les responsables indépendantistes qui sont capables d’aller au Comité des signataires pour renier le droit des Kanak », note LKU.

     Le patron du Parti travailliste n’apprécie visiblement pas les initiatives de responsables indépendantistes dans des dossiers tels que le litige électoral.

    Au sortir de son premier directoire politique de l’année, Louis Kotra Uregei est remonté. Car les conclusions du XIVe Comité des signataires de l’accord de Nouméa, tenu du 4 au 6 février dernier à Paris, ne plaisent pas au patron du Parti travailliste (lire notre édition du 15/02). L’affaire du litige électoral reconnu agace tout d’abord. « Si certains responsables indépendantistes acceptent cela, nous, on le refuse, on le dénonce, et on dit que sur les élections provinciales, il y a eu une fraude électorale organisée depuis plusieurs échéances », tempête LKU qui est revenu hier matin sur le contenu du directoire organisé le week-end dernier.

    « DES DROITS DILUÉS »

    Le point de la liste référendaire soulève aussi l’agacement, du côté de la Vallée-du-Tir, où se déroulait la réunion. « On va arriver à une situation très très grave, regrette le leader du parti. Le peuple kanak aura vu ses droits à l’autodétermination dilués dans une masse qui aura été augmentée par les flux migratoires. Et il faudrait qu’on l’accepte ? » Pour LKU, l’esprit des accords de 1988 n’est pas ainsi respecté. Un ton similaire est employé pour évoquer le combat en faveur du travail des jeunes Kanak, le rééquilibrage, ou encore le dossier mines abordé au Comité des signataires. Et des représentants pro-Kanaky en prennent pour leur grade, au passage. « Le FLNKS est devenu aujourd’hui une machine à saborder le mouvement indépendantiste », juge sans hésiter Louis Kotra Uregei, qui siège pourtant au Congrès dans le groupe UC-FLNKS et nationalistes. Le Parti travailliste durcit le discours, même à l’égard de sa propre sensibilité, pour séduire une frange de militants.

     

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  • André Forest prend la tête de l’USTKE

     

     

    Le XVème Congrès s’est achevé ce samedi à Wé sur l’île de Lifou. Après deux jours de débats, les militants ont officialisé la nomination d’André Forest, à la tête de l’USTKE. Successeur de Marie-Pierre Goyetche, cet homme de terrain a grandement participé à la création de notre Organisation. Un nouveau président qui prône comme feuille de route la continuité avec ses prédécesseurs.
    Sans surprise André Forest prend la tête de l’USTKE. Le président du Collège Honoraire, Louis Kotra Uregei, a lui-même, annoncé tour à tour les membres du nouveau bureau. Ovationné par l’ensemble des congressistes. Les travaux se sont achevés ce samedi en soirée dans le faré de l’hôtel de la Province des îles.
    En amont de la présentation du nouveau bureau, Marie-Pierre Goyetche, présidente sortante de l’USTKE a remercié notre Organisation par un geste de coutume. « J’ai eu le privilège d’avoir été nommée à la présidence de l’USTKE pendant deux mandatures », souligne t-elle. « Notre alternative politique à travers le Parti Travailliste a fait qu’en mai 2014, j’ai été appelé à d’autres fonctions en tant qu’élue de la Province sud et élue du Congrès. »

     Elle tient à remercier longuement l’ensemble des adhérents. « Pendant toutes ces années, on a travaillé ensemble et en étroite concertation. Aujourd’hui, je vous encourage », admet la présidente sortante, « je suis très émue de passer la main à un homme avec qui j’ai beaucoup travaillé et qui fait parti de l’USTKE depuis sa création. Nous devons ainsi continuer le combat pour l’émancipation de notre pays. »
    André Forest, le nouveau président de l’USTKE, très ému de cette nouvelle nomination. Il rend un vibrant hommage à sa grande sœur décédée récemment avec qui il aurait aimé partager ce moment de joie. Ce décès l’a rendu indécis durant ces deux dernières semaines. Toutefois, il a choisi de poursuivre le combat avec les nouveaux défis qui l’attendent.

     

    Pour le nouveau président de l’USTKE, la feuille de route est toute tracée à travers l’ensemble des motions adoptées lors de ce XVème Congrès de Wé/Lifou. « Les revendications de notre Organisation sont toujours d’actualité », indique t-il, « pendant ces deux jours, nous avons parlé de beaucoup de sujets comme le rééquilibrage. C’est un grand chantier ».
    Notre Organisation a proposé une journée d’action. « Il faut que les choses s’accélèrent pour amener les kanak aux postes à responsabilités », insiste le nouveau président, « par la suite les questions économiques vont se suivre comme la problématique sur le nickel. Le Bureau Confédéral se propose d’organiser un séminaire sur le sujet avec des experts et les opérateurs miniers. L’objectif est de trouver ensemble des solutions ».
    Autres motions adoptées à l’occasion de ce Congrès, les militants de notre organisation prévoient de se pencher sur le projet éducatif de l’Ecole en Nouvelle-Calédonie. Ce travail se fera en étroite collaboration avec le Bureau Confédéral comme la question de la formation, qui est également liée à un véritable besoin du pays. A l’issue de ce XVème Congrès de l’USTKE, André Forest a affiché son intention d’être présent pour relever l’ensemble des défis. « Nous miserons sur une coordination simplifiée pour une meilleure prise de décision » insiste le nouveau président. Et de finir en disant que « le combat de l’USTKE doit surtout se rapprocher vers la perspective d’Indépendance ».

     

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  • « Je n’ai rien à voir avec eux, ces gens-là ne me représentent pas »

    Les attentats perpétrés vendredi à Paris ont choqué les musulmans membres de l’Association de Nouvelle-Calédonie. Leur président, Daut Djurovic, condamne un tel carnage. Des « agitateurs » venus de l’extérieur ont tenté des incursions par le passé.
    Homme jovial et accueillant, Daut Djurovic a été président de l’Association des musulmans  de Nouvelle-Calédonie de 1985 à 1987, et l’est depuis 1994.

    Homme jovial et accueillant, Daut Djurovic a été président de l’Association des musulmans de Nouvelle-Calédonie de 1985 à 1987, et l’est depuis 1994.

     Les Nouvelles calédoniennes : Quels sont vos mots, en tant que musulman, après les attentats de Paris ?

    Daut Djurovic : Je suis gêné pour répondre en tant que musulman. Je vais répondre en tant que citoyen, quelqu’un appartenant à la communauté nationale.

    Si je m’exprime en tant que musulman, dans mon esprit, cela voudrait dire que je me sens, quelque part, proche de ces gens-là [les auteurs des attentats, membres de Daesh, NDLR]. Je n’ai rien à voir avec eux, ces gens-là ne me représentent pas, je ne peux pas me sentir coupable pour des faits commis par des gens avec qui je ne partage rien. Je condamne fermement, en tant que citoyen, l’action vraiment abjecte, je suis choqué, et je me sens totalement solidaire avec les victimes.

     Comment expliquez-vous l’écart entre la pratique religieuse et ces actes inqualifiables ?

    Ce ne sont pas des actions religieuses, c’est politique. Ecoutez, on peut donner une interprétation à tous les livres sacrés, chacun peut les interpréter à sa guise ! [Ces terroristes] donnent un sens religieux à ces actions, mais c’est de la guerre, c’est tout ! Et je pense que l’on a fait une grossière erreur.

     Laquelle ?

    Au nom de la démocratie, on a coupé la main de fer qui les tenait à la gorge. Kadhafi, Ben Ali, Saddam Hussein, Moubarak, Assad. Maintenant, nous sommes donc obligés de faire la guerre à leur place.

     Quel est aujourd’hui le message adressé aux Calédoniens ? A la communauté musulmane de Nouvelle-Calédonie ?

    Je suis très attentif à ce que chaque membre de la communauté musulmane se sente citoyen de la République. A mon sens, et c’est personnel, la laïcité est le principe qui correspond le mieux à une société moderne.

     En France, en Europe, en Nouvelle-Calédonie, le risque – intolérable – d’amalgame existe malgré tout. Quel est votre sentiment ?

    Je parle justement en tant que citoyen pour éviter l’amalgame. Pour moi, toute religion doit rester dans le domaine privé.

    Je suis d’origine yougoslave. La laïcité est incrustée en moi pour les affaires publiques.

     Quel était l’état d’esprit de la communauté avant les attentats de vendredi ? Apaisé ?

    Bien sûr. Mais, vous savez, périodiquement, on a quelques éléments qui, pour diverses raisons, essaient de remuer un peu la communauté.

     Dans quel sens ?

    Pas radicaliser. Mais mettre la main sur l’association, dans quel but, après ? Nous ne savons pas. C’est une des raisons pour lesquelles je reste si longtemps dans l’association : c’est justement pour maintenir cette association en dehors de toutes radicalisation et agitation politique.

     Ce phénomène des membres « agitateurs » est-il nouveau ? Ces éléments étaient-ils Calédoniens ou venus de l’extérieur ?

    Nous avons eu le dernier il y a environ deux ans. Ce sont toujours des éléments extérieurs.Il suffit d’une ou deux personnes un peu dérangées pour créer une dynamique. Mais nous veillons, il faut être vigilants, nous faisons tout pour que l’association reste une entité apaisée, calme. Pour l’instant, il n’y a pas eu de problèmes que nous n’ayons pas réussi à gérer.

     Pas de risque de radicalisation ?

    Non, non. On ne sait pas évidemment ce qui peut arriver demain, mais, pour l’instant, avec les membres locaux, non. Ensuite, c’est à l’administration de contrôler les entrées et les sorties du territoire.

     Au lendemain de l’attentat  à Charlie Hebdo en janvier, le regard a-t-il changé  ici sur la communauté ?

    Non. Nous ne sommes pas stigmatisés. Tout se passe parfaitement bien. Il faut reconnaître la tolérance de la société calédonienne. Comme nous sommes, nous, tolérants et apaisés.

     Maintenant, comment voyez-vous demain ?

    On ne pourra pas faire comme si rien ne s’était passé. Encore une fois, cette organisation, ou ce soi-disant Etat islamique, n’est en rien représentative de notre communauté. 

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